jeudi 28 février 2013

Activités artistiques Montessori (livre)


Illustré et pratique, ce guide vous invite à appliquer les principes pédagogiques de Maria Montessori à la maison. Il propose 42 projets créatifs s'inspirant de 24 oeuvres d'artistes majeurs de l'histoire de l'art, comme Le Caravage, Dürer, Matisse ou Cézanne. Ce livre permet à l'enfant de découvrir une oeuvre d'art, mais aussi d'explorer le thème artistique concerné. Ludique, il l'accompagne pas à pas dans la réalisation de collages, de peintures ou de dessins en lien avec l'oeuvre modèle.
Diplômée en pédagogie Montessori, Maja Pitamic enseigne depuis plus de quinze ans à des enfants d'âges et de milieux divers. Aussi diplômée en histoire de l'art, elle a notamment accompagné le développement d'enfants aux besoins éducatifs spécifiques, par le biais de la danse, de la gymnastique, du mouvement et des jeux.

Maja Pitamic, Activités artistiques d'après la pédagogie Montessori: Pour encourager l'éveil artistique de votre enfant de 5 à 12 ans. 2011, Ed. Eyrolles.

mercredi 27 février 2013

Pour une psychopédagogie de l'éveil



Pour une psychopédagogie de l'éveil, 21 janvier 2006, par Joëlle MAUREL-MACREZ, docteur en sciences de l’éducation, psychothérapeute et professeur de yoga. Source : Journal des chercheurs de René Barbier. Extraits.

Notre monde actuel, essentiellement basé sur la rentabilité, l'argent, le profit, la compétitivité, la rationalité, l'égoïsme, l'accumulation de savoirs, les technologies de plus en plus sophistiquées est un monde essentiellement « masculin » nous conduisant vers davantage d'inégalité, d'aliénation et de violence Les progrès technologiques et intellectuels actuels n'aident pas l'homme à s'épanouir, à moins souffrir, ni à devenir plus conscient et semble même faire reculer la démocratie. Toute la dimension « féminine » de l'être humain est niée et cela entraîne une fragmentation intérieure profonde au sein du monde, de la société et de la psyché humaine. Nous entendons par « masculin » et « féminin » les deux énergies psychiques fondamentales présentes en l'homme et en la femme mais aussi dans le monde et qui doivent réaliser une union harmonieuse pour parvenir à l'harmonie, la paix et l'expérience de la non-dualité. L'éducation actuelle se fixe pour objectif de former les futurs citoyens du monde en basant sa pédagogie sur l'accumulation de savoirs, la réussite, l'uniformité, la compétitivité sans se préoccuper de l'histoire de la personne, de sa sensibilité, ni de son épanouissement. L'éducation actuelle n'aide pas l'individu à devenir une personne qui s'interroge sur le sens profond de l'existence et les véritables valeurs de la vie.

Une prise de conscience des dangers du monde actuel devient urgente pour éviter le chaos et la psychose générale, au sens d'une dissociation du moi ; mais comment faire émerger une conscience plus vaste, plus profonde pouvant éveiller l'homme à une autre vision du monde pouvant le mener vers la discrimination, la dissidence, la responsabilité, l'autonomie, l'intégrité, la tolérance, la lucidité et le sens des valeurs ?
L'éducation à un rôle important à jouer dans l'éveil de la conscience humaine car éduquer dans son sens latin d'educare, c'est-à-dire "prendre soin", c'est pouvoir accompagner l'enfant ou la personne sur le chemin de la connaissance de soi, c'est lui donner l'autorisation de grandir, de se développer pour devenir auteur de sa vie dans le sens de la faire croître, de la fonder et de la créer. Il est impossible de devenir un véritable citoyen du monde si nous ne nous ouvrons pas à une connaissance totale du monde et de nous-mêmes.

Le processus d'ouverture et d'évolution de la conscience passe par une reconnaissance et une valorisation de la dimension « féminine » en l'homme, une réhabilitation de tout ce qui est « inconscient », sensible, créatif, symbolique, invisible, non rationnel, non conceptuel, non scientifique… Il s'agit de réunir et d'accorder tous les aspects de l'être humain : l'ombre et la lumière, le conscient et l'inconscient, le masculin et le féminin, le visible et l'invisible, pour parvenir à l'équilibre qui crée la stabilité des énergies intérieures et qui ouvre à l'expérience spirituelle d'une conscience plus large, d'une individuation de soi-même d'avec l'inconscient collectif en même temps qu'une reliance au monde dans sa totalité. Un être réalisé est celui qui fait l'expérience intérieure, de l'union harmonieuse et transformative, c'est-à-dire alchimique, des contraires en lui-même et devient conscient, à chaque instant, qu'il n'y a pas de séparation entre son unicité personnelle et la totalité du monde.

L'éveil consiste en un cheminement intérieur de connaissance de soi qui réunit le psychologique le spirituel. Il s'agit, si l'on commence le chemin par une pratique spirituelle et que l'on fait l'expérience, grâce aux techniques de méditation, de l'éveil, c'est-à-dire de la reconnaissance directe de notre nature essentielle, du Soi, de ne pas croire que le chemin est terminé mais d'intégrer, d'actualiser cette expérience afin de la vivre à chaque instant de notre vie et dans tous les domaines de la vie. Jack Kornfield nous parle de cette difficulté, après avoir effectué une retraite et s'être isolé des réalités du quotidien pour vivre l'extase intérieure et la connexion avec le Soi, de revenir aux réalités concrète, au quotidien. En effet, la pratique spirituelle peut ouvrir profondément la personne qui, dans un cadre protégé de retraite spirituelle, va se sentir libérée des compulsions névrotiques et des conditionnements mais qui, lorsqu'elles se confrontent à nouveau aux réalités sociales et aux exigences de la vie matérielle, réactualisent des réactions émotionnelles dues à leurs problèmes psychologiques non résolus. Elles peuvent alors prendre conscience que leur expérience spirituelle reste superficielle et qu'elle n'est pas intégrée, vécue, dans les zones les plus profondes de l'être. Shri Aurobindo disait que « La réalisation en elle-même ne transforme pas nécessairement l'être en son entier… On peut avoir quelques lueurs de réalisation au sommet spirituel de la conscience mais les parties inférieures restent ce qu'elles sont ».

Devant la montée d'un monde déshumanisé, dénué de sens et de valeurs, l'homme, à qui l'on demande de plus en plus de nier sa dimension intérieure et spirituelle, prend de plus en plus conscience de son mal-être, de sa fragmentation intérieure, de ses conflits, de sa souffrance. La démarche psycho-thérapeutique actuelle n'apporte qu'une réponse limitée à la demande de sens et de connaissance de soi ; une ouverture doit se faire tant dans les universités que dans les monastères incluant l'éveil vers une spiritualité laïque et la reconnaissance de l'être essentiel en l'homme mais cela ne pourra s'effectuer qu'avec une véritable psycho-pédagogie de l'éveil et des éducateurs, des maîtres qui auront emprunté le chemin vers la réalisation de soi et auront réfléchi aux processus menant vers cette réalisation intérieure.


mardi 26 février 2013

L'épreuve de l'adolescence (livre)

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Partant de sa longue expérience de thérapeute et de mère, Jeanne Meijs traite ici des questions, problèmes et difficultés auxquels nous confrontent la puberté et l’adolescence. Elle aborde des thèmes comme les rapports à l’argent, les loisirs, l’ennui, l’école et les premiers pas dans l’univers professionnel, ainsi que la rencontre avec la sexualité. Et puis, bien sûr, les questions décisives : comment les parents peuvent-ils aider leur enfant dans cette phase éprouvante de la vie ? Comment garder un contact même lors des périodes de crise ? Un livre exceptionnel, à la fois pratique et chaleureux, rempli de conseils, qui nous aide d’abord à penser et à progresser.

Sommaire
- Comprendre l’adolescence
- Développement de l’âme grâce à l’éducation
- Développement du Moi
- Différents besoins de l’adolescence
- Les trois sortes d’adolescence
- L’adolescence mentale
- L’adolescence affective
- L’adolescence active
- Excès
- Excès dans le comportement
- Excès dans la pensée
- Excès dans les sentiments
- Mentir et voler
- La capacité à donner
- Problèmes de drogues
- Formes extrêmes
- Le corps et la relation à l’âme
- Comment donner de la force intérieure aux enfants ?
- Études secondaires réussies
- Conditions de vie de l’adolescent
- Sexualité et abus sexuels
- École et métier
- L’ennui
- Le rapport à l’argent et au travail
- Quand les parents perdent le lien avec leur enfant
- Le processus de l’accouchement
- Le besoin de père
- Quand les parents s’épuisent
- À quoi reconnaît-on la fin de l’adolescence ?
- Quand l’adolescence s’éternise

Jeanne Meijs, L’épreuve de l’adolescence ou le chemin étroit vers la liberté intérieure. 2007. Ed. Aethera.

lundi 25 février 2013

110 livres Steiner-Waldorf pour enfant



110 livres Steiner-Waldorf ou d’inspiration Steiner-Waldorf pour les enfants, de 18 mois à 12 ans. Chaque livre ou presque ouvre sur un lien, il suffit de cliquer. Il arrive que certains ouvrages soient rares, dans ce cas, cela vaut la peine de chercher sur les boutiques de livres d'occasion.



Beskow Elsa,






Grimm,




Koopmans Loek,


Le Guerrannic Maurice,

Lienhard Pierre,

Mahé Rosita,

 Muller Gerda,



 

Streit Jakob, 

Terniak Rebecca,







En dehors de ces livres disponibles principalement auprès des Ed. Triades ou Iona, les histoires du père Castor ou encore celles de Béatrix Potter m’ont été recommandées  plusieurs fois, étant lues dans les écoles Steiner. Tous sont disponibles dans les grandes librairies.


Colmont Marie, 
Deletaille Albertine,  




Quelques e-book (gratuits) pour enfant en anglais, disponibles sur Waldorf Library, le site de AWSNA Publications (The Association of Waldorf Schools of North America) 
Streit Jacok,
 
Quelques livres en anglais

Beskow Elsa, chez Floris Book
Children of the Forest, 2005

Von Olfers Sibyll, chez Floris Book


Sites des maisons d’édition :

dimanche 24 février 2013

Adolescence et entrée dans la vie (livre)


 
 
Tous les parents le savent, la traversée de l'adolescence, désormais englobée sous le terme de jeunesse, n'est pas une mince affaire. Une majorité de jeunes s'intègrent apparemment sans trop de difficultés à nos sociétés, mais une frange non négligeable peine à donner sens à sa vie et à projeter son histoire dans l'avenir.
D. Le Breton revient sur les souffrances et les difficultés de l'accès à l'âge d'homme, sur ce passage délicat qui consiste à devenir soi. Il s'intéresse ici à cette jeunesse en quête de sens et de valeurs suspendue entre deux mondes, prise dans les turbulences d'une métamorphose physique et psychique douloureuse. Les conduites à risque, désormais rites privés d'institution de soi mais aussi véritables actes de passage, marquent l'altération du goût de vivre d'une partie de la jeunesse occidentale contemporaine et viennent confirmer le fait que fabriquer une douleur permet d'endiguer provisoirement la souffrance de vivre dans une société devenue, comme l'individu, sans limite de sens.
Changer de peau en y ajoutant tatouages et piercing opère comme des actes identitaires, se scarifier en secret, fuguer, errer jusqu'à disparaître de soi ou développer une haine de son corps en devenant anorexique ou boulimique, refuser la sexuation par absence ou par trop de sexe, méconnaître le danger de la vitesse, devenir délinquant comme moratoire à l'adolescence, bref tous ces phénomènes de résistance à la dureté du monde sont ici étudiés en profondeur et dans un langage accessible à tous.
Véritable manuel pour les parents en quête de compréhension de leurs enfants en crise, cet ouvrage fera date pour envisager et peut-être mieux comprendre les souffrances de nos adolescents en ce tout début du XXIe siècle.
David Le Breton est professeur de sociologie à l'université Marc Bloch de Strasbourg, membre de l'Institut Universitaire de France et du laboratoire URA-CNRS "Cultures et sociétés en Europe". Il est l'auteur, entre autres, de Des visages, Anthropologie de la douleur, Conduites à risque, Du silence, Éloge de la marche, La Peau et la Trace et La Saveur du monde.


Extrait de l'introduction :

"L'adolescent, vacillant entre l'enfance et la jeunesse, reste interdit un temps devant l'infinie richesse du monde. L'adolescent s'effraie d'être. Puis, au saisissement succède la réflexion : penché sur le fleuve de sa conscience, il se demande si ce visage qui affleure lentement du fond, déformé par l'eau, est bien le sien. La singularité d'être - pure sensation chez l'enfant - se transforme en un problème et une interrogation, en une conscience qui interroge [...]. Ainsi l'adolescence est à la fois l'âge de la solitude et celui des grandes amours, de l'héroïsme et du sacrifice. Avec raison, on imagine généralement les héros et les amants sous les traits d'adolescents. "
Octavio Paz, Le Labyrinthe de la solitude

Nous sommes entrés dans la "société du risque" (Beck, 2001), imprégnés du sentiment que le risque est une forme d'adversité redoutable, mesurable dans le domaine de la santé, de la technologie, de la politique, de la production industrielle des aliments, etc. La vulnérabilité grandissante de nos sociétés à cause de la puissance virtuellement mortifère de la technique dans le contexte de la mondialisation économique sollicite une vigilance aiguë sur les risques encourus. Pourtant, nombre de nos contemporains n'ignorant pas les dangers auxquels ils s'exposent n'hésitent pas à s'y confronter dans une volonté d'expérimentation ou de construction d'identité. Dans le domaine de l'épanouissement personnel, on connaît à ce propos la passion pour les activités physiques et sportives à risque. Sous une forme plus ambivalente, les conduites à risque des jeunes générations prennent une importance grandissante dans le monde contemporain.
Le terme de conduites à risque relève du vocabulaire de la santé publique, c'est une notion statistique et sociologique faisant peu de cas de la perception du risque, ou de la notion même de risque pour le jeune. Ce terme est en décalage avec l'expérience de l'adolescent, en ce que pour lui la question n'est pas là, mais plutôt de sortir de la souffrance qu'il éprouve. Le risque perçu par les parents ou les professionnels est sans commune mesure avec celui éprouvé par l'adolescent. A ce moment où son identité vacille, la mise en danger de soi est secondaire au regard de la souffrance et de l'incertitude au sein desquelles il se débat. Dans ces circonstances le risque pour l'existence pèse peu face aux altérations du sentiment de soi.
Une majorité des jeunes s'intègrent sans souci à nos sociétés, mais une frange non négligeable peine à donner sens à sa vie et à se projeter sous une forme propice dans son histoire à venir. Ainsi, une étude menée au Québec (1998) révèle que 40 % des jeunes Québécois de 15 à 19 ans présentent un haut niveau de "détresse psychologique", les filles étant plus touchées que les garçons (Perreault, Bibeau, 2003, 21). L'enquête suisse Smash 2002 effectuée sur une population de jeunes de 16 à 20 ans engagés dans une filière scolaire et professionnelle d'État (délaissant les jeunes fréquentant les écoles privées, et surtout ceux qui sont engagés sur le marché du travail ou sans emploi) aboutit au constat qu'environ 35 % des filles et 20 % des garçons se sentent suffisamment déprimés pour avoir besoin d'un soutien. 8 % des filles ont fait une tentative de suicide, contre 3 % des garçons. Dans l'enquête IPSOS Insight Santé de 2006, 26 % des jeunes disent avoir du mal à aller vers les autres, 16 % se disent "mal dans leur peau".
Certes, les statistiques sont de peu de poids pour mesurer la souffrance, mais une grande part de nos jeunes ont des difficultés à trouver leur place dans le monde. Les conduites à risque les touchent de manière privilégiée. Le propos de cet ouvrage est celui de la difficulté de l'accès à l'âge d'homme, de la souffrance d'être soi lors de ce passage délicat. La traversée de l'adolescence ou, désormais, de la jeunesse, n'est pas une ligne droite bien balisée, mais plutôt un sentier en lignes brisées, malaisé à repérer, avec un sol qui se dérobe parfois sous les pas. L'étymologie du terme "adolescent" renvoie à une notion de croissance, de transformation, d'évolution. L'adolescence est une crise d'identité plus ou moins aiguë et durable (Erikson, 1972). Mais dans le contexte contemporain, pour certains, accéder à soi est une longue épreuve."

David Le Breton, En souffrance : Adolescence et entrée dans la vie. 2007. Editions Métailié.

samedi 23 février 2013

How kids can teach themselves (vidéo)



Sugata Mitra is Professor of Educational Technology at Newcastle University. He presents about "Outdoctrination: Society, Children, Technology and Self Organisation in Education" at the LIFT07 conference in Geneva, Switzerland, on Thursday, February 8, 20007.

Sous-titres en français (et autres langues) sur le site de TED.com
"Nous avons constaté que des enfants de six à 13 ans peuvent s'auto-instruire dans un environnement connecté, indépendamment de tout ce que nous pourrions mesurer. Donc, si ils ont accès à l'ordinateur, ils s'enseignent eux-mêmes, y compris l'intelligence. Je ne pouvais pas trouver une seule corrélation avec quoi que ce soit, mais il fallait que ça se passe en groupes. Et c'est peut-être d'un grand intérêt pour ce groupe car vous parlez tous de groupes. Donc, ici, c'est la puissance de ce que ce groupe d'enfants peut faire si vous supprimez l'intervention d'un adulte."


vendredi 22 février 2013

La musique peut rendre plus intelligent (vidéo)



Ces dernières années ont vu des chercheurs s'intéresser à l'effet de la musique sur le cerveau, et cela a permis des avancées importantes sur la façon dont le cerveau fonctionne. Et on a pu démontrer que la musique a un effet bénéfique sur le cerveau.

Autisme : comment mieux scolariser les enfants ?




Depuis 2005, l'Éducation nationale est censée accueillir en milieu dit "ordinaire" tous les enfants handicapés. Mais cette obligation suscite des réticences et des incompréhensions pour certains handicaps comme l'autisme.

C'est ce que montre Autisme : Donner la parole aux parests, le livre que publient aux Editions Les liens qui libèrent les psychiatres et psychanalystes Marie et Claude Allione.

Présentation du livre par l'éditeur :
Le débat est très vif aujourd'hui autour des soins apportés à l'autisme. Pour ou contre la psychanalyse, pour ou contre les thérapies comportementales, pour ou contre certaines méthodes venues des États-Unis. Au-delà des idées toutes faites, ce livre donne la parole aux parents d'enfants, d'adolescents et d'adultes autistes, à tous ceux que l'on n'entend presque jamais, mais qui représentent une très large majorité. Témoignages passionnants, émouvants et presque toujours empreints d'une grande sagesse sur ce qu'ils vivent : l'annonce du diagnostic, la culpabilisation des mères, les méthodes thérapeutiques, la scolarisation des enfants, la validité des structures de soins, les problèmes qui se posent lorsque l'enfant devient adulte.

Ce livre, loin d'opposer les formes différentes de soins et d'éducation, montre à l'inverse leur indispensable complémentarité en tenant compte de toutes les avancées et de toutes les interrogations actuelles sur cette pathologie très polymorphe.

jeudi 21 février 2013

Apprendre, c'est naturel - Jean-Pierre Lepri


Une cafétéria universitaire végétalienne en Caroline du Sud




Contre toute attente, le Collège de Charleston, situé en Caroline du Sud, proposera désormais une option végétalienne dans sa cafétéria. Sur les traces d’un changement éthique.

Le végétalisme à l’université
Le Collège de Charleston a annoncé qu’il offrirait un régime végétalien (et casher) dans sa cafétéria afin  de satisfaire  les « mangeurs d’éthique ». Inutile de dire que c’est un signe certain de progrès et une indication réelle que le végétalisme a fait son chemin. On s’attendait à un endroit comme l’université de San Diego pour démarrer un tel projet, mais le Collège de Charleston? Eh bien, pas tellement…
Charleston est une ville dont les traditions culinaires sont imprégnées par l’odeur de porc fumé, de poulet, bœuf, poisson, mollusques et autres crustacés. Le collège, qui s’identifie profondément aux traditions de la ville, semblait donc avoir une coque dure à casser.

L’appui de PETA
La campagne visant à atteindre l’objectif d’une cafétéria végétarienne a été lancée par un groupe sur place et appuyée par une lettre écrite de PETA:
« Les aliments végétaliens sont plus populaires que jamais dans les écoles du pays, y compris ici au Collège de Charleston. En tant qu’étudiant du campus, j’ai l’espoir de voir servir une nourriture délicieuse qui n’implique aucune cruauté envers les animaux. Certaines universités à travers le pays, tel l’Université de Californie à San Diego et l’Université du North Texas, ont mis à disposition  des repas entièrement végétaliens dans la dernière année, le moins que nous puissions faire est de s’en inspirer et d’offrir une option de plats végétaliens lors de chaque repas.  Il existe de nombreux mets écologiques et savoureux de nos jours, des tacos à base de fausse viande à la pizza végétalienne, et le Collège de Charleston pourrait faire plus pour répondre à la demande croissante. Je vous exhorte à travailler avec les élèves afin de mettre en œuvre ces changements. »

Les écoles et universités sont le berceau des changements, puisqu’ils sont le temps de formation de l’identité pour beaucoup de personnes ; un temps pour décider comment vivre une vie centrée sur la compassion et les changements sociaux positifs. Une cafétéria végétalienne peut paraitre une «victoire» symbolique, mais c’est beaucoup plus que cela !

mercredi 20 février 2013

Lucile, 10 ans, autiste et artiste



Un article de Fabien Bonnieux pour La Provence

À 10 ans, elle réalise près de 200 dessins par jour. Ils vont être exposés d'ici au printemps à Nantes, Nice, Marseille et Avignon

Elle est assise sur le tapis, entourée de ses dessins par dizaines, tous réalisés au Bic noir. Il faut dire que la pré-ado produit massivement : de 50 à 200 dessins par jour ! Ahurissant, qui plus est quand on pense qu'Edward Hopper réalisa moins de 100 toiles pendant toute sa vie...
Lucile a 10 ans. Voilà six ans, les médecins ont posé officiellement le diagnostic : elle est autiste. "Le dessin, c'est sa façon de communiquer avec elle-même, d'analyser ce que lui renvoie ce monde qu'elle ne comprend pas bien" explique Eugénie, sa maman.

"Sept expositions de prévues"
À l'automne dernier, le théâtre Golovine ouvre grand ses portes à la jeune Avignonnaise, qui expose alors ses oeuvres sous l'intitulé "La tribu de Lulu". Le public découvre son univers visuel, attachant beaucoup, sombre un peu. La presse suit. Et le "buzz" dépasse au fil des semaines les seuls remparts de la cité des papes. À telle enseigne que Lucile crée autour de son travail un vrai consensus.
"D'ici le printemps, grâce au théâtre Golovine, qui lui a donné sa chance en premier, Lucile a sept expositions de prévues, à Nantes, Nice, Marseille, et bien sûr, à Avignon. Parfois dans le cadre des journées sur l'autisme, parfois non", note sa mère, Eugénie, qui poste un dessin chaque jour sur Facebook. Quant au dessinateur Claude Ponti, il a accordé à cette surdouée du trait une pièce entière dans son musée virtuel (sur Internet), le Muz.

Jamais de couleur dans ses dessins
L'expérience est à la fois un soulagement et une fierté pour sa maman. Car au jour d'aujourd'hui, Lucile est déscolarisée. "La dernière fois qu'elle a fait un essai dans une école, elle est revenue en me demandant ce que voulait dire "débile". Actuellement, l'artiste en herbe est suivie dans un service psychiatrique à l'hôpital de Montfavet et passe ses mercredis parmi les enfants dit ordinaires, au centre aéré de Rochefort-du-Gard.

Entre les deux ? Elle dessine. Beaucoup. "Jamais avec des couleurs, c'est comme ça depuis 8 ans." Le figuratif reste son dessin animé. "Mais depuis quelques jours, elle commence aussi à dessiner des maisons. Elle vient d'intégrer l'atelier Marie Laurencin du CHS de Montfavet" (lieu de création pour les patients permettant de dire autrement par la peinture et la sculpture ndlr). "Lucile in the sky with diamond ?" Oui mais définitivement noirs, le ciel et les diamants.