mardi 5 mars 2013

Réseau Intelligence de la Complexité : site de ressources



Le Réseau INTELLIGENCE de la COMPLEXITE - R.I.Cx. - s'est auto-constitué depuis le Colloque de l'Université des Nations Unies " Sciences et pratiques de la complexité " (Montpellier, France, 1986), à l'initiative :
- de l'Association européenne du Programme Modélisation de la Complexité (AE-MCX),
- et de l'Association pour la Pensée Complexe (APC),
constituées dans les années suivantes.

Ce réseau qui s'exprime aujourd'hui principalement par le site www.mcxapc.org se construit sur le projet civique du développement de " l'Intelligence de la Complexité " dans nos Cultures, et donc dans toutes nos pratiques (enseignement et recherche tout autant que responsabilités professionnelles, administratives ou politiques).
" L'Intelligence de la Complexité, pour Comprendre, c'est à dire pour Faire " se forme par l'organisation dialectique des expériences se transformant en (et transformées par) " Science avec conscience " des responsables d'organisation interagissant avec des enseignants et des chercheurs scientifiques.

L'éditorial du Réseau Intelligence de la Complexité  (janvier - février 2013)

" RETOUR sur nos MOYENS de REPRESENTATION et de COMPREHENSION. Une conversation réflexive avec les "data" : en améliorer la visualisation graphique pour mieux les comprendre "
par Philippe FLEURANCE

Toutes les personnes engagées aujourd’hui dans des responsabilités éprouvent le sentiment d’une complexité croissante, conduisant à la question : « comment comprendre ces mondes dans lesquels nous vivons et comment agir en leur donnant du sens ? ». Pourtant, jamais autant d’informations, de chiffres, de prévisions venant de diverses et nombreuses sources n‘ont été autant disponibles via internet et l’ouverture de sites institutionnels recensant des data (mouvement de l’open data). Paradoxalement, nous redoutons tous que cette production croissante d’informations produisent un effet de surcharge cognitive et au final, nous nous plaignons souvent d'être débordés, noyés, par une information  - certes utile dans l’absolu – mais que parfois nous n’arrivons pas à traiter dans l’instant et qui s’accumule pour d’hypothétiques moments de plus grande disponibilité.

Riches en données mais pauvres en modélisations et en possibilités de compréhension ? De  plus en plus – et les débats récents sur le travail des experts nous le rappelle- la question est de comprendre comment les instruments et techniques destinés à produire de la connaissance contraignent en eux-mêmes, la connaissance produite. « Rien n'est donné, tout est construit » comme le rappelle Gaston Bachelard  et il nous appartient de nous interroger, dans cette vision constructiviste, sur la façon dont ce qu'on appelle « connaissance » est construit dans un processus complexe associant les observateurs, leurs instruments et « de la réalité » certes sous-jacente, mais inconnaissable « en soi ».

C'est pour cela que sont continûment soulevées des questions épistémologiques et éthiques à propos de leurs créations. Comment ces « data » sont-elles traitées ?  Il convient de constater que le traitement des « données » repose sur des calculs mathématiques parfois sophistiqués et que souvent, nous nous satisfaisons de les restituer tels quels par une schématisation – une mise en forme - issue du logiciel statistique. Peut-on en améliorer le design et par la même, la lisibilité et l’interprétation pour un plus grand nombre de lecteurs ?

Vers une meilleure compréhension des data complexes ? Dans un esprit de veille épistémique, le réseau « Intelligence de la complexité » www.intelligence-complexite.org s’interroge sur la façon dont les « data » - au sens large de ce terme - sont actuellement restituées. Chacun sait - ou sent – que l’excessive simplification des données conduit à masquer des effets d’interaction ou des phénomènes de nature dynamique qui s’appréhendent difficilement dans un schéma « simple » ou plutôt « aisément intelligible ». Pourquoi alors ne pas s’exercer aux multiples ressources des ‘dessin’ à dessein’, (le Disegno léonardien ), qui nous incitent à déployer nos capacités d’interprétations en reliance par la dynamique de l’Ingenium Viccien ?: En mobilisant les multiples et multimillénaires ressources de la symbolisation, Herbert Simon nous montrait comment peuvent se développer nos capacités cognitives de modélisation.

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