jeudi 31 mai 2012

La belle verte (film)


Krishnamurti, De l'éducation (livre)


Krishnamurti, De l'éducation. 2002. Ed. Delachaux & Niestle.
En libre téléchargement sur nous-les-dieux.org



L’éducation occupe une place centrale dans la conception du monde développée par Krishnamurti. Il a parlé, sa vie durant, du rôle de l’éducation conçue comme le moteur du renouveau intérieur, mais aussi du changement social. L’éducation est ainsi la pierre angulaire sur laquelle s’édifiera une société « bonne ».

Krishnamurti a toujours proclamé la responsabilité de l’individu face à l’ordre social : « Le monde, c’est vous. » Il s’ensuit que les actes individuels ont nécessairement une répercussion sur autrui, puisque « ’être, c’est être en relation » ; dans ce sens, il n’y a pas de conscience individuelle mais seulement une conscience humaine collective, ce qui implique que le monde n’est pas une réalité distincte de l’individu.

L’univers intérieur de chacun doit se développer en harmonie avec le monde extérieur au sein duquel il évolue : « C’est la nature profonde de l’individu qui engendrera en définitive une société bonne ou, au contraire, une dégradation progressive des relations humaines ». Toutefois, cette harmonie « est impossible à atteindre si nos regards restent polarisés sur le monde extérieur ».

Pour Krishnamurti, l’éducation doit-elle avoir pour mission de transformer la source qu’est l’individu, tant il est vrai que ce sont « les êtres humains qui créent la société, et non telle ou telle divinité dans les cieux »

Source: Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée (Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol. XXXI, n° 2, juin 2001, p. 291-305  ©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2001 


mercredi 30 mai 2012

L'école tue t-elle la créativité? Ken Robinson


Voir aussi la conférence de Ken Robinson, sous-titrée en français, sur le site de TED 

De façon divertissante et profondément émouvante, Sir Ken Robinson préconise la création d'un système d'éducation qui cultiverait la créativité plutôt que la décourager.

lundi 28 mai 2012

La grandeur des enfants


Pour motiver vos enfants à avoir des aspirations plus élevées dans la vie, il est essentiel de travailler sur leur image d'eux-mêmes dans tous les domaines de leur jeune vie. Partout où vous trouverez des traces de négativité, de pessimisme ou d'indifférence à l'égard de leurs rêves ou de leurs aptitudes, mettez-vous au travail pour améliorer leur image d'eux-mêmes. Dès que l'image de soi des enfants commence à s'améliorer, on remarque une nette augmentation de leurs réussites, et ce, dans tous les domaines, mais plus important encore, leur aptitude à jouir de la vie s'en trouve décuplée. Vous verrez des visages souriants, de l'enthousiasme et des attentes plus élevées que par le passé. Le seul authentique obstacle à la grandeur d'un enfant est la peur de sa propre grandeur. 

Wayne W. Dyer, Que désirez-vous vraiment pour vos enfants? Plusieurs stratégies utiles pour les parents qui souhaitent aider leurs enfants. 2009. AdA éditions. 29,50€


dimanche 27 mai 2012

Initiation à l'efficacité en pédagogie (livre)


Nicolas Wapler, Initiation à l'efficacité en pédagogie
Ouvrage téléchargeable sur le site de l'auteur, Pédagogie active, ou sur éducation-authentique.

Extrait de l'introduction

Partons d’une réalité dont nous avons tous, - pour nous-mêmes en tout cas, - une très vive conscience : Comprendre et apprendre sont des phénomènes personnels, intérieurs. C’est dans l’esprit des « apprenants » que s’accomplit le mystère qui leur permet, - au terme d’un processus qui leur appartient et qui n’existe que s’ils s’y engagent et s’ils le maîtrisent, - de dire : « J’ai compris ! » - « Maintenant je sais ! » 
Cette vérité évidente et banale mérite d’être énoncée tant ses conséquences sont importantes.

C’est à partir d’elle que nous pouvons nous interroger sur le rôle de l’éducateur, du livre, du système d’enseignement, de la pédagogie. 
C’est à partir d’elle que nous pouvons comprendre que l’éducateur doit travailler en partant des besoins des apprenants tels que ces derniers les perçoivent. 
C’est à partir d’elle que nous comprenons qu’il ne suffit pas de dispenser un cours, de démontrer, feutre en main, des théorèmes, ou de donner informations et explications, pour, après, laisser les gens se débrouiller tout seuls. 


C’est à partir d’elle que nous comprenons que le rôle de l’éducateur consiste à aider les apprenants à s’engager dans ce processus personnel qui leur permettra de comprendre et d’apprendre, à les aider à le conduire jusqu’à son terme, qu’il consiste à leur faciliter la tâche, à faire en sorte qu’ils ne rencontrent pas de fausses difficultés et qu’ils puissent accomplir toutes les démarches intellectuelles qu’ils jugent nécessaires. 
Bref, c’est à partir d’elle que nous pouvons nous poser correctement la question, la seule question, dont découle sans doute toute la pédagogie : Que faut-il faire pour aider efficacement les apprenants à comprendre et à apprendre ?

Tel est le sujet de ce livre.



samedi 26 mai 2012

L'abolition de l'enfance (livre)



L'enfance est une invention récente.

Les caractéristiques qu'on lui attribue (innocence, vulnérabilité, dépendance, etc.) sont le produit d'une construction sociale. Les attentions spéciales, la "protection", le "respect" dont les enfants sont l'objet, ainsi que les institutions créées pour eux (l'école en particulier) servent avant tout à les tenir sous tutelle, à les priver de tout pouvoir sur leur vie, à les enfermer dans leur rôle, à les... infantiliser.

En réexhumant ce texte qui, pour la première fois sans doute, étendait aux enfants l'analyse des mécanismes de domination, nous espérons bien contribuer à donner des outils de lutte à tous ceux, toutes celles -et particulièrement aux mineur-es- qui jugent que la "condition de l'enfance" est inacceptable.

Shulamith Firestone, L'abolition de l'enfance. 2007. Ed. Tahin Party

L'ouvrage est intégralement téléchargeable sur le site des éditions Tahin Party et sur éducation-authentique.

vendredi 25 mai 2012

L'insoumission à l'école (livre)



Après que sa fille ait décidé de ne pas aller à l'école, Catherine Baker lui explique ce qu'elle pense elle-même de cette institution. Si l'école est la première cible de l'auteure, ses attaques portent sur la domination adulte et, au-delà, l'asservissement social et la gestion des individus.

La première parution de ce livre date de 1985. Si les constats que dresse Catherine Baker sont très actuels, la radicalité de la remise en cause à laquelle elle se livre est quasiment impensable aujourd'hui.

«Parce que ce livre est extrêmement personnel, il a su toucher certain-es de ses lectrices et lecteurs au plus profond, modifier leur intelligence du monde.

Sans chercher plus loin, nous sommes plusieurs dans l'équipe de tahin party dont les vies seraient sans doute bien différentes aujourd'hui s'il ne nous était un jour tombé entre les mains.»

Catherine Baker, L'insoumission à l'école obligatoire. 2006. Ed. Tahin party.

L'ouvrage est intégralement téléchargeable en ligne sur le site des Editions Tahin et sur Education-authentique.

jeudi 24 mai 2012

Le Jeu des miroirs



Au-delà de nos caractéristiques physiques, prenons-nous suffisamment en compte les richesses qui constituent l’ensemble de notre être ? Quelle image avons-nous de nous-mêmes, sinon celle d’un moi permanent et distinct du reste du monde ? Une image presque figée et reconnaissable dans un miroir, que nous distinguons si facilement grâce aux frontières de notre corps…
Le Jeu des Miroirs vous propose une approche différente : votre vrai visage infiniment plus riche et vivant que vous ne le pensez.

Ce coffret, comprenant un livre et 52 cartes vous entraîne à déployer votre être vers un accomplissement universel. Il vous offre le moyen de vous connaître davantage et d’établir une relation moins crispée, plus juste, bienveillante et harmonieuse avec vous-même.
Vous prendrez peu à peu conscience de votre je profond en explorant toutes vos possibilités d’être vous-même.

Chaque carte présente un symbole ou un bref poème, tous tirés de l’oeuvre de Jules Supervielle. Ce symbole ne parle que de vous et de vos propres possibilités d’évolution : de l’être instinctif et égocentré du début (le Chasseur) à celui qui se rend réceptif à l’univers entier (la Mystique)…

À travers le Survivant, la Guérisseuse, la Méditante, l’Animal, la Paysanne, libérez-vous peu à peu de l’identification et devenez aussi ouvert et accueillant pour vous-même que ne l’est n’importe quelle glace réfléchissante vis-à-vis de ce qu’elle reflète !

*

"En alliant des citations poétiques de Jules Supervielle et la méthode de sagesse dite "L'Homme sans tête" de Douglas Harding, Sabine Dewulf a su tisser de façon très judicieuse et admirable un vrai outil de transformation personnelle.  Tout est juste, c'est d'une concision et d'une profondeur étonnantes !  La rigueur de la composition d’ensemble, minutieusement travaillée durant plusieurs années, permet une grande finesse. Ce jeu permet en fait un double mouvement :
- se rapprocher de soi-même, en explorant sa propre psychologie et en se découvrant des facettes ou des ressources méconnues ;
- prendre ses distances par rapport aux représentations aliénantes que l’on se fait de soi-même en élargissant la perspective et l’espace de la vision de soi et du monde. 
L'aspect pratique des divers tirages (7 individuels, 7 pour groupes) est remarquablement introduit et débouche sur un puits de sagesse dont vous tirerez une eau d'une telle limpidité... que vous risquez bien de passer au travers de son miroir !"
Psychologies Magazine, été 2011

Sabine Dewulf, Jeu des miroirs. Ed. du Souffle d’Or. 29,90€








mercredi 23 mai 2012

Remplacer le sucre: alternatives



On peut remplacer le sucre par des produits naturels: sirop de céréales (blé, riz, orge), d'érable ou d'agave, mélasse, miel, ou édulcorants issus de plantes (stevia, xylitol de bouleau). 

Les sirops de céréales: blé, riz, orge, maïs... de nombreux avantages!

Lorsque l'on veut éviter le sucre, on peut le remplacer par un sirop de céréales. Sirop de blé, de maïs, de riz ou d'orge: tous sont fabriqués à partir de céréales complètes germées, qui contiennent naturellement de l'amidon. L'amidon (polysaccharide à longue chaîne) est transformé en sucres plus simples par des enzymes (les amylases).

Selon la céréale d'origine, le goût du sirop est plus ou moins marqué, sa couleur plus ou moins ambrée, et sa viscosité varie. Les sirops de céréales sont riches en maltose et en sucres complexes. Or ces sucres, contrairement au saccharose du sucre de canne ou de betterave, sont digérés lentement et donc sont une source d'énergie libérée de façon progressive. Autre avantage intéressant en cas de tendance au diabète de type II, ils ne provoquent pas de pic de glycémie, suivie habituellement d'une phase d'hypoglycémie (due à la sécrétion importante d'insuline). Ces sirops de céréales sont également riches en vitamines et en sels minéraux. Notons qu'ils ne contiennent pas de gluten (même pour le sirop de blé).

Intégrez-les à vos pâtisseries, nappez-en vos crêpes ou vos tartines, ou utilisez-les pour sucrer vos céréales du petit déjeuner, vos yaourts, fromages blancs... Si vous trouvez la texture trop épaisse, vous pouvez les faire tiédir un peu au bain marie pour les fluidifier.

Le sirop d'érable
Le sirop d'érable est obtenu par concentration de la sève naturellement sucrée de l'érable à sucre, récoltée au printemps (comme pour la sève de bouleau). Il faut 40 litres de sève pour obtenir 1 litre de sirop.
Le sirop d'érable est constitué principalement de saccharose lorsqu'il est récolté en début de saison. En fin de saison, sa teneur en fructose et glucose augmente, ce qui lui confère un goût encore plus sucré. C'est un produit typique du Canada et du Québec. Son goût très doux et très délicat est apprécié avec les crêpes, les pancakes...

Le sirop d'agave et le fructose cristallisé
L'agave est un cactus originaire du Mexique. On en extrait une sève riche en fructose, que l'on concentre pour obtenir un sirop clair, au goût discret, parfait pour sucrer les boissons ou les yaourts des enfants. Son index glycémique relativement bas ne provoque pas de sécrétion d'insuline: le sirop d'agave conviendrait donc aux diabétiques non insulino-dépendants.

Le fructose cristallisé vendu en poudre, lui, est obtenu par hydrolyse enzymatique du sucre de betterave (sans addition de produits chimiques) et il peut être consommé en cas de diabète de type 2. Il n'a pas le charme du sirop d'agave (c'est une poudre blanche), mais son goût est neutre. Son pouvoir sucrant est plus élevé que le sucre ordinaire: dans le cadre d'un régime minceur, il permet de sucrer naturellement les boissons, les yaourts, les pâtisseries, pour un apport énergétique plus faible (car on en met moins).

Le miel, lui aussi, est riche en fructose, et apporte également des vitamines et minéraux.

La mélasse noire: résidu de la cristallisation du sucre de canne
La mélasse est un sirop épais, brun foncé, très parfumé, au goût prononcé, évoquant le réglisse. C'est un dérivé de la fabrication du sucre de canne cristallisé: la mélasse est ce qui reste du jus de canne, après cristallisation du sucre. Son goût sucré est dû à la présence de saccharose.
La mélasse est particulièrement riche en sels minéraux (5%): potassium, calcium, magnésium, phosphore et fer (2 cuillères à soupe de mélasse couvrent la totalité des besoins journaliers en fer). Elle contient aussi des vitamines B2 et B6. Cette richesse nutritionnelle est intéressante en cas d'acidose, de nervosité, de crampes musculaires, et de carences: c'est un bon reminéralisant, que l'on donnait autrefois aux femmes enceintes, aux convalescents ou aux enfants chétifs.
On l'utilise comme les sirops de céréales, mais son goût très prononcé rend son usage plus délicat en pâtisserie (il masque le goût des autres ingrédients). On peut aussi préparer un sirop contre la toux en faisant bouillir du sucre de canne, de la mélasse et de la bière, additionnés d'un peu d'huile essentielle de menthe poivrée (après complet refroidissement).

Les édulcorants naturels: stevia et xylitol de bouleau
Les édulcorants de synthèse sont à éviter, car on les suspecte d'avoir des effets nocifs (cancers notamment): aspartame, acésulfame, cyclamate, saccharine... Si vous souhaitez consommer des édulcorants (pouvoir sucrant très élevé et apport calorique presque nul), optez plutôt pour des produits naturels!

Le Stevia est extrait d'une plante d'Amérique du Sud, au goût naturellement sucré: Stevia rebaudiana. Consommée par les indiens Guarani comme édulcorant, elle a un pouvoir sucrant près de 300 fois supérieur à celui du saccharose, sans effet hypoglycémiant. Dans certains pays hors Union Européenne, on peut trouver des feuilles séchées, de la poudre de feuille, ou encore de l'extrait (molécule purifiée: le steviol glycoside). En revanche, en Europe, la vente de Stevia en tant qu'aliment ou ingrédient alimentaire est interdite (sur décision de la Commission Européenne), car on considère que cette plante n'a pas fait la preuve de son innocuité). On trouve néanmoins du Stevia vendu (de façon tout à fait légale) comme complément alimentaire, au rayon produits sucrants de certains magasins bio par exemple. Vous pouvez également vous procurer des graines de stevia et les faire germer (à titre ornemental...).

Quant au sucre de bouleau, ou xylitol, il est obtenu à partir de l'écorce de bouleau. C'est un édulcorant naturel qui remplace le sucre (diabète, régimes hypocaloriques...), et qui peut être chauffé. Il est également intéressant pour ses propriétés anti caries.



mardi 22 mai 2012

Les cafés des enfants, lieux de vie et de joie



Le café des enfants est un concept né en 1999 à Paris avec le Cafézoide (19ème).

Depuis ce concept a fait des petits puisqu’il existe à l’heure actuelle une centaine de cafés des enfants en Europe dont plus d’une vingtaine en France : Le Cafézoïde à Paris (le pionnier), A l’abord’âge à Nantes, Les Potes en ciel à Lille, les P’tites mains à Uzès, la Ka fête o môme à Lyon, La boite à Lutins à Toulouse, Zadigozinc à Montpellier, Café la fée à Noisy le Grand… Et dernièrement, Materni’Thé à Thonon-les-Bains.

C’est quoi un café des enfants ?
Un véritable café (sans alcool) mais qui propose pour petits et grands des boissons et des collations à toute heure ainsi que de la petite restauration issue de l’agriculture biologique et du commerce équitable (repas, goûter, collations…).

Outre la restauration, notre café propose aux adhérents : des espaces de jeux, de lecture, d’activités manuelles en “libre-accès”, mais aussi des activités d’expression artistique guidées par des animateurs salariés ou bénévoles de l’association ou par intervenants extérieurs : danse, musique, arts plastiques, sculpture, céramique, mosaïque, chant…

Ce Café des enfants est aussi et surtout un lieu de vie, de retrouvailles, de rencontre et d’écoute, de respect, de jeux, d’expression, d’expositions, de spectacles, de concerts, d’informations…
Un espace où chacun peut s’impliquer, un lieu où tout peut être possible et qui laisse place aussi au rêve et au repos.
Un petit coin “épicerie” où sont proposés à la vente quelques produits (coulis, sirops, miels, jus de fruits…) issus de l’agriculture biologique locale et du commerce équitable.

C’est quoi le but ?
• de favoriser l’épanouissement de l’enfant, le respect de sa personne et de ses droits, dans l’esprit de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant,
• de participer à l’épanouissement des relations parents/enfants, et des relations entre l’enfant et les différents adultes qui l’entourent,
• d’être un lieu de partage et d’échanges intergénérationnels et interculturels, un espace de réflexion autour des valeurs de citoyenneté, de solidarité, de respect de l’environnement, d’ouverture au monde,
• d’être un lieu qui s’inscrit au coeur d’une vie de quartier, donnant la parole aux habitants, faisant vivre au quotidien des liens sociaux de proximité.

Source : La Soupape




dimanche 20 mai 2012

Les arbres, l'origine (citation)

"Les arbres sont des sanctuaires. 
Qui sait leur parler, sait les écouter, découvre la vérité. 
Ils ne prêchent pas l'instruction et des solutions toute faites, ils prêchent pour l'individu insouciant, la loi originelle de la vie."

Herman Hesse


Ni fessées ni tapes: éduquons sans violence



Élever des enfants n'est pas facile. Mais aucun métier n'est facile. La différence entre l'exercice d'un métier et la fonction de parent, c'est qu'aucun apprentissage ne vient apporter au parent le minimum des connaissances nécessaires pour qu'il se tire convenablement de sa tâche. Ce parent est pourtant abreuvé, auprès de sa famille, de ses relations ou des médias, de beaucoup de conseils, mais souvent contradictoires, parmi lesquels il a bien du mal à choisir. Et puis il appartient à une culture, il a reçu lui-même un certain type d'éducation dont il est tenté de reproduire spontanément le modèle.

Alors comment se situer par rapport au débat qui oppose actuellement les tenants d'une éducation non violente à ceux qui prônent, sous couvert de lutter contre un certain laxisme parental, une pédagogie dans laquelle la violence physique fait partie du système éducatif : adeptes et opposants de la fessée s'affrontent. Or la plupart des parents sont pleins de bonne volonté et prêts à faire beaucoup de sacrifices pour assurer le meilleur avenir possible à leurs enfants, à condition de recevoir formation et informations fiables.
C'est pour permettre à ces parents et aux éducateurs de se déterminer en toute connaissance de cause sur les choix à faire que l'association "Ni claques ni fessées" a tenté de recueillir les informations scientifiques et historiques sérieuses disponibles sur le sujet. Cela permettra à chacun d'affiner sa propre opinion sur la question, mais aussi de pouvoir exiger, de tous ceux qui entament discussion sur ce thème, qu'ils fournissent les preuves des arguments qu'ils utilisent. Car si une opinion personnelle est toujours respectable en tant que telle, elle ne peut en aucun cas être érigée en principe d'action si elle n'apporte pas la preuve de son exactitude. Ce n'est pas parce qu'une opinion est donnée par une personnalité, si titrée soit-elle, qu'elle a valeur de preuve. Il faut exiger que toute assertion péremptoire donnée par des interlocuteurs soit assortie de justifications.

Socrate, plus de 400 ans avant notre ère, disait déjà :
"il faut que la vertu soit une science,
autrement dit que le jugement de valeur
qui règle la conduite
ne se réduise pas à une opinion reçue
ou à une préférence subjective,
mais qu'il se fonde sur des raisons objectives,
valables pour tous les esprits".

L'association "Ni claques ni fessées", en accord total avec le Conseil de l'Europe, après avoir répertorié les très nombreuses cautions scientifiques de la nocivité des punitions corporelles sur le développement de l'individu, vient proposer une loi qui interdirait l'usage des punitions corporelles. Cela mettrait tous les petits Français à égalité en leur permettant d'être éduqués sans violence ni humiliation. Cette loi ne serait pas punitive mais incitative. Sa promulgation s'accompagnerait de toutes les mesures nécessaires à la formation et au soutien des parents dans l'exercice de leurs fonctions.

La suite sur le site 


Au sommaire:

ARRÊTONS LES FESSÉES



RAPPEL HISTORIQUE



ÉDUQUONS AUTREMENT



Historique de l'association

vendredi 18 mai 2012

Moins de lait de vache, plus de laits végétaux

Quelques ouvrages pour accompagner : 



Doucement mais sûrement, Les laits végétaux détrônent le tout-puissant lait de vache. Des allergies toujours plus nombreuses et des troubles plus ou moins graves sont dûs à la surconsommation de lait de vache. Les laits végétaux sont variés : lait de soja, lait d'amande, lait d'avoine, lait de riz... Ils sont adaptés à tous : nourrissons, enfants, adultes et personnes du troisième âge. 
Chantal Clergeaud, Découvrez les laits végétaux. 1998. Ed. Trois Spirales. 7,35€


Les laits végétaux et les boissons végétales sont précieux dans notre alimentation moderne. Ils représentent une vraie solution au problème croissant d'intolérance au lait animal, tout en offrant de nombreux atouts nutritionnels très intéressants. Même si, aux termes de la loi, ces laits doivent s'appeler boissons végétales, certains n'en restent pas moins une véritable source de calcium immédiatement biodisponible et assimilable par l'organisme. Cet ouvrage présente les principaux laits végétaux et boissons végétales Bio par famille (oléagineux, légumineuses, céréales, amylacés). Vous saurez ainsi lesquels choisir et comment les utiliser pour profiter pleinement de leurs bienfaits - selon les étapes de la vie et les physiologies - du sevrage du bébé à la cuisine familiale. Vous y trouverez également de nombreuses recettes toutes simples et souvent inattendues, pour une meilleure santé au quotidien.
Patricia Colino, Je teste les laits végétaux. 2011. Ed. Alysse. 7,90€

Oui, on peut fabriquer à la maison - et sans équipement spécifique - ses laits, crèmes, yaourts ou fromages végétaux. Lait de riz thaï, crème chantilly au lait de coco, yaourt de soja façon labné, crème liquide aux noix de cajou... voici, pas à pas, 50 recettes innovantes et gourmandes, facilement réalisables. Laissez-vous guider dans ces aventures culinaires saines, écologiques, économiques et amusantes pour toute la famille. Des savoir-faire indispensables pour les personnes allergiques au lactose et pour toutes celles qui souhaitent diversifier leur alimentation et limiter leur taux de cholestérol.
Anne Brunner, Laits et yaourts végétaux faits maison. 2008. Ed. La plage. 12,90€




Quelques articles sur le net:
- Le lait de vache, un aliment non spécifique à l'homme, sur les forums d'On nous cache tout
- Les laits végétaux sur Cfaitmaison
- Les laits végétaux, des sources d'énergies à découvrir sur Guérir.org

jeudi 17 mai 2012

Plaidoyer pour les personnes âgées


Alma Adilon-Lornardoni a 16 ans. Elle a remporté le 1er Prix du Concours National de Plaidoiries des lycéens pour les Droits de l'Homme, qui portait cette année sur le thème de la défense des conditions de vie parfois indignes des personnes âgées dans certaines maisons de retraite. Sa plaidoirie était intitulée « il fait si bon vieillir ». Inspirant.


mercredi 16 mai 2012

Spirelli et Wasserfall de Grimm's

Des matières naturelles, des couleurs intenses et chaleureuses, des sons doux... Les jeux Grimm's sont une invitation au rêve et à la joie... 


Voir aussi Les jouets Grimm's

mardi 15 mai 2012

Aletha Solter et l'éducation consciente

Aletha Solter est docteur en psychologie, connue mondialement. Elle a aussi étudié avec Jean Piaget, à l'Université de Genève, où elle a obtenu une maîtrise de biologie humaine. Après la naissance de ses enfants, elle a élaboré une philosophie appelée l'éducation consciente (aware parenting). D'une part, elle cible les enfants, notamment en s'attachant à leur développement émotionnel. D'autre part, elle vise également les parents, avec une approche déculpabilisante. Elle a notamment élaboré des théories sur une discipline non-punitive. Elle a fondé l'Aware Parenting Institute, qui accompagne les parents et forme des instructeurs. Elle a pour but principal de promouvoir la philosophie de l'éducation consciente. 
Aujourd'hui, le Dr. Aletha Solter donne des conférences dans le monde entier.

Les 10 principes de l'éducation consciente - par Aletha Solter

1. Les parents conscients comblent les besoins de leurs enfants (par exemple, le besoin de contact physique). Ils n'ont pas peur de "gâter" leurs enfants.

2. Les parents conscients acceptent toutes les émotions et ils écoutent sans jugement les sentiments de leurs enfants. Ils savent qu'ils ne peuvent pas empêcher les sentiments de tristesse, de colère ou de frustration chez les enfants et ils n'essaient pas d'arrêter la libération, par les pleurs et les colères, d'émotions pénibles.

3. Les parents conscients donnent des stimulations (jouets, livres, expériences, etc.) qui correspondent aux intérêts et au stade de développement de leurs enfants. Ils leur font confiance quant à leur manière d'apprendre. Ils n'essaient pas d'accélérer le développement naturel de leurs enfants.

4. Les parents conscients encouragent l'apprentissage des nouvelles compétences, mais ils ne portent pas de jugement sur les accomplissements des enfants en usant de reproches ou de compliments.

5. Les parents conscients passent du temps chaque jour avec leurs enfants pour leur accorder une attention complète. Pendant ce temps, ils observent, écoutent, répondent et se joignent aux jeux de leurs enfants (s'ils y sont invités), mais ils ne dirigent pas les activités.

6. Les parents conscients protègent leurs enfants des dangers réels, mais ils n'essaient pas de leur éviter toutes les fautes, tous les problèmes, ni tous les conflits.

7. Les parents conscients encouragent leurs enfants à résoudre leurs propres problèmes et ils les aident seulement si c'est nécessaire. Ils n'essaient pas de résoudre eux-mêmes les problèmes de leurs enfants.

8. Les parents conscients établissent des limites raisonnables, ils indiquent les comportements acceptables d'une façon respectueuse et ils tiennent compte des besoins de chacun pour la résolution des conflits. Ils n'utilisent ni fessées, ni punitions, ni menaces, ni récompenses pour contrôler leurs enfants.

9. Les parents conscients essaient de combler leurs propres besoins et ils acceptent leurs propres sentiments. Ils ne se sacrifient pas jusqu'à en éprouver de la rancoeur.

10. Les parents conscients essaient de comprendre comment leurs propres traumatismes d'enfance les handicapent dans leur relation avec leurs enfants et ils tâchent d'éviter de blesser leurs enfants d'une manière semblable.


Source: Aware Parenting 

Ses 3 ouvrages traduits en français : 


lundi 14 mai 2012

Les arts martiaux et les enfants



De nos jours, chaque personne devrait connaître et pratiquer les arts martiaux. Avec la criminalité qui obtient un niveau record, savoir se défendre devient essentiel. Pour les enfants, les arts martiaux peuvent même signifier beaucoup plus. Même si les arts martiaux sont parfaits pour les adultes, il est aussi un excellent moyen pour les enfants de rester en forme et d’apprendre à se défendre contre des assaillants.

Bien que les arts martiaux puissent enseigner aux enfants comment se défendre, ils leur enseigneront aussi la maîtrise de soi et la confiance en soi. Si votre enfant a un mauvais caractère ou une faible estime de soi, l’apprentissage d’un art martial peut réellement l’aider à se remettre sur le droit chemin. Les arts martiaux aideront les enfants à la vie en général qui les mènera beaucoup plus loin dans leur but.

La première chose que vous devez faire lorsque vous faites participer votre enfant aux arts martiaux est de choisir un style qui leur plaira. Avec le choix de plusieurs styles différents, il peut devenir très difficile à faire. Parmi les plus populaires pour les enfants sont le karaté, le Taekwondo, Judo, Muay Thai, et Jiu-Jitsu et bien sûr le Shaolin Kung Fu. Lorsque la décision sera prise de faire des arts martiaux, vous devriez vérifier les intérêts de votre enfant comme par exemple les coups de poing et coups de pied, ou des prises de soumission au sol.

Une fois que vous avez un style à l’esprit, vous aurez besoin, pour commencer, de vérifier le local d’arts martiaux du club. Si vous vivez dans une grande ville, vous aurez beaucoup plus de choix que ceux qui vivent dans de petites villes ou des zones rurales. Ceux qui vivent dans de petites villes où des zones rurales peuvent être très limitées dans les choix disponibles pour eux et pour leurs enfants.

Les petites villes rurales sont limitées dans le choix, bien que ce qu’elles offrent soit normalement parmi les meilleurs styles d’arts martiaux. Les instructeurs sont ceintures noires avec des étudiants de hauts grades qui aident à instruire les jeunes. Si les groupes sont petits, les instructeurs et les élèves enseignants peuvent passer beaucoup de temps avec les enfants pour les aider à améliorer leurs points faibles.

Pour débuter dans la vie et pour se donner des chances d’avenir, les arts martiaux sont un excellent moyen de commencer. Les arts martiaux peuvent aider les jeunes à s’améliorer dans de nombreux domaines et pas seulement en autodéfense. Un art martial peut aider un enfant à développer un grand nombre de domaines essentiels, y compris le contrôle de soi et la responsabilité. Plus un enfant étudie un art martial, plus il aura des buts fixes et deviendra plus responsable. Les arts martiaux sont un excellent investissement pour les parents et les enfants et c’est la raison pour laquelle ils sont si populaires.

dimanche 13 mai 2012

Taï Chi pour les enfants (livre)



49 exercices de base pour enseigner le Taï Chi Chuan aux enfants. Nombreuses et belles photos en noir et blanc, accompagnées de textes bilingues (français/anglais) pour les instructions. S'adresse aux parents, éducateurs, instituteurs, animateurs, pour les enfants de 4 à 12 ans.

Le Taï Chi Chuan ou « méditation en mouvement » est issu du Taoïsme, qui est une forme de sagesse chinoise. Il peut être considéré comme une gymnastique de santé, mais c’est aussi un véritable art martial, aujourd’hui pratiqué de manière non violente. 
L’enchaînement de mouvements souples et ronds, pratiqué sans rupture, de manière très fluide favorise la détente, le relâchement musculaire et développe le calme et la tranquillité, ainsi qu’une certaine force intérieure. 
Le Dr Luce Condamine, pédiatre, médecin du sport, et professeur de Taï Chi Chuan, en a adapté un enseignement pour les jeunes enfants (4 à 12 ans), pour leur permettre de s’épanouir, en les aidant à améliorer leur sens de l’équilibre, leur souplesse, leur capacité respiratoire, leur concentration, et à développer leur conscience du corps et de soi-même.


Luce Condamine, Taï Chi pour les enfants. Ed. du Souffle d’Or. 14,64€