mardi 28 février 2012

Une réelle éducation, Osho


"Une réelle éducation ne vous enseignera pas la compétition; elle vous enseignera à coopérer. Elle ne vous enseignera pas à vous battre pour être le premier. Elle vous enseignera à être créatif, aimant, à connaître la félicité, sans vous comparer aux autres. Elle ne vous enseignera pas que vous ne pouvez être heureux que lorsque vous êtes le premier - c'est un pur non-sens. Vous ne pouvez pas être heureux en étant simplement le premier ; en essayant d'être le premier, vous traversez une telle misère qu'au moment où vous y parvenez, vous vous êtes habitué à la misère."

Osho

lundi 27 février 2012

Etre parent avec son coeur (livre)



Comment se comporter en face d'un enfant de deux ans lorsqu'il ne cesse d'arracher les jouets des mains de ses camarades? Que dire à une enfant de quatre ans qui hurle de rage lorsque son petit frère se met à pleurer? Comment parler à un adolescent des tâches ménagères qu'il n'a pas faites - une fois de plus ? Par quelles stratégies donnerez-vous à votre enfant la sécurité dont il a besoin pour rester ouvert vis-à-vis de vous ? En tant que parent, vous faites constamment face à ce genre de défis. L'auto-empathie, la gestion de la colère et l'usage protecteur de la force ne sont que quelques-unes des voies abordées dans ce petit livre, qui propose aussi des solutions concrètes pour contribuer à satisfaire les besoins de chacun. La bienveillance, la qualité du lien et la liberté de choix sont autant de cadeaux à partager! La Communication NonViolente nous aide à nous libérer des effets de nos expériences passées, à résoudre les conflits dans un climat de paix et à développer des relations fondées sur le respect mutuel, la bienveillance et la coopération.

Biographie de l'auteur
Inbal Kashtan est la coordinatrice du projet "Etre parent" (Parenting Project) du Centre international pour la Communication NonViolente. Elle anime également des ateliers publics et des retraites, dirige des formations en entreprise, codirige un programme de développement du leadership avec la CNV, et met au point des programmes d'apprentissage de la CNV.

Inbal Kashtan, Etre parent avec son coeur. 2006. Ed. Jouvence. 4,90€ 


dimanche 26 février 2012

Education et poésie par Edgar Morin (video)



« La poésie nous épanouit dans la communauté, dans l’amour, dans la sympathie, dans le jeu. Et c’est la poésie de la vie qui nous fait vivre. C’est cela aussi l’éducation. Chacun doit développer ses possibilités de jouir poétiquement de la vie. Et à ce moment là, l’enseignement de l’esthétique, de la musique,  de la peinture, des arts, ce n’est pas un luxe, mais quelque chose qui nous apprend à jouir poétiquement de la vie, des choses, à jouir d’un papillon, d’un oiseau.
Arracher l’éducation à des fonctions de plus en plus productivistes, mercantiles, professionnelles, pour revenir à ce que je vous disais, à la phrase de Jean-Jacques Rousseau : "apprendre à vivre, c’est apprendre aussi à vivre poétiquement." »

vendredi 24 février 2012

De la joie dans la crise


Alors que nous sommes actuellement confrontés à une crise peut-être sans précédent qui touche de nombreux domaines, nous vivons aussi une formidable opportunité, celle de réinvestir nos valeurs. Une crise, en réalité, est le signe de la nécessité d'un changement. Elle peut donc être envisagée comme étant  salutaire. Plus l'on résistera au changement, et plus la crise semblera âpre et difficile à vivre.

Dans ses Mémoires d'outre-tombe, Chateaubriand écrivit que "les moments de crise produisent un redoublement de vie chez les hommes.

Un autre monde est possible, une autre vie est possible. Il est temps de remettre en lumière des valeurs de coeur, telle que la joie, la gratitude, ou encore l'espoir pour amplifier ce changement déjà amorcé un peu partout autour du monde, par des individus conscients. Un monde plus conscient, plus vivant!

En cela, l'éducation est un formidable terreau. Elle permet, tout au long de l'existence, d'apprendre, de se remettre en question, d'acquérir des savoirs et des compétences, en vue de s'épanouir et de se réaliser. Dès lors, il est crucial d'intégrer consciemment et clairement des valeurs positives dans les programmes pédagogiques. 

Qui a parlé de la joie, de la gratitude, de l'émerveillement, du bonheur, et de toutes ces valeurs ou qualités qui sont des émanations de l'être, de la philosophie ou de la spiritualité, à l'école? Bien peu d'entre nous, malheureusement. Et pourtant, comment construire différemment, si l'on reproduit toujours les mêmes vieux schémas? L'on constate aujourd'hui que le changement doit être initié d'urgence. D'abord de l'intérieur même de nos personnes, non plus tant de l'extérieur. L'extérieur ne fait que refléter le cheminement intérieur.

Je choisis de ne pas préparer mon enfant à un monde difficile, compétitif, en souffrance. De ne pas perpétuer les valeurs qui sont en voguer dans cette société et dans cette éducation classique : compétition, règne de l'avoir, déconnexion d'avec la nature, superficialité, la conditionnalité, etc.

Je choisis de cultiver avec mon enfant un présent (et un avenir) d'espérance. De nourrir la joie au quotidien, d'incarner des valeurs telles que la solidarité, le partage, l'équité, la vie intérieure, un rapport harmonieux et respectueux au possible avec la nature, l'inconditionnalité, la liberté, la responsabilisation, la confiance, etc. 

Je choisis de saisir l'opportunité d'un éveil, à l'échelle individuelle, sociétale et planétaire. Je choisis de me relier à la Joie, qui est une émanation de ma nature profonde. Je choisis de me laisser guider par ma joie, qui saura toujours me montrer ce qui est bon pour moi. 

A monde nouveau, paradigmes nouveaux. 

jeudi 23 février 2012

Pierre Rabhi et l'éducation (vidéo)


Pierre Rabhi s'exprime sur l'éducation. Il aborde entre autres les notions d'épanouissement, de travail manuel, de la nature. Instructif.

mercredi 22 février 2012

Emerveillement


La sagesse commence dans l'émerveillement.
Socrate


Souvent considéré attribut des naïfs ou des illuminés dans une société blasée et indifférente, l'émerveillement serait néanmoins bien une clé pour ré-enchanter la vie et le monde. Car "celui qui ne sait plus s’émerveiller, c’est comme s’il était mort, son esprit s’est éteint" ira Einstein. 

L'émerveillement nous illumine. Cette capacité à toujours accueillir la vie avec son coeur, avec fraîcheur, fait de la vie son miel. 

Les enfants ont une capacité à s'émerveiller innée ; cela signifie que notre nature profonde est par essence émerveillée. Lorsqu'ils découvrent la vie, ils sont éblouis, émerveillés. Ils voient la beauté et la magnificence en chaque chose, aussi infime soit-elle. Lorsque nous regardons le monde avec un oeil neuf, nous sommes intrinsèquement surpris, intensément étonnés. Et comment ne pas l'être? Qui se souvient de ses premières sensations d'émerveillement sait quelle grâce il y puisait.

Dans l'éducation, qui est préparation à la vie, il est essentiel d'inclure cette notion précieuse. Et pour cela, les adultes doivent absolument (ré)apprendre à s'émerveiller : de tout, de rien,... Les enfants et les sages partagent cette sagesse. Une pédagogie qui fait la part belle à l'émerveillement ne lassera ni n'ennuiera jamais. Bien au contraire, elle donnera le goût d'apprendre, de découvrir, pour s'émerveiller toujours plus. Au quotidien, dans les apprentissages, dans chaque instant, notre devoir est de rayonner de cet émerveillement et de cette joie. 

L'émerveillement donne du sens à la vie. Nous savons que peu importe le chemin, tant qu'il est vécu dans cette joie. L'important, encore une fois, est le chemin, non la fin. Et voilà la vraie richesse de cette existence : accepter la vie telle qu'elle est, s'émerveiller de tout, sans jugement. 

L'émerveillement est puissant. Plus fort que la souffrance, la pauvreté ou la maladie, il permet d'être dans la joie ; quelles que soient les circonstances de la vie, l'émerveillement les transcende, reliant l'homme à sa nature essentielle et divine. En cela, il rend justice à la Vie car rien n'est plus précieux que la Vie. 

Christiane Singer disait que "Notre devoir le plus précieux est peut-être de ne jamais lâcher le fil de la Merveille". Alors tissons des fils, relions-les, brodons de magnifiques motifs qui nous relieront dans l'émerveillement. 


L'émerveillement prépare aux miracles.


mardi 21 février 2012

A.S. Neill: La liberté, pas l'anarchie! (livre)



"Ce que beaucoup de parents ne comprennent pas, disait Alexander Neill, c'est la distinction entre la liberté et l'anarchie. Dans le foyer discipliné, les enfants n'ont aucun droit ; dans le foyer désordonné, ils les ont tous. Le bon foyer est celui où parents et enfants sont égaux en droits". Pour le célèbre pédagogue, l'anarchie, c'est l'interférence avec la liberté des autres. Répondant ici concrètement, avec simplicité et franchise, aux nombreuses questions que lui posaient parents et éducateurs sur la jalousie, le mensonge, l'anorexie, la violence, la sexualité, ou encore l'exercice de la liberté au sein de la famille, il révèle les trois piliers d'une éducation réussie : être autonome, penser aux autres et respecter leurs droits.

Biographie de l'auteur
Alexander S. Neill (1883-1973), psychanalyste et pédagogue écossais, fondateur en 1921 de la fameuse école de Summerhill, croyait en la liberté et en la bonté de l'être humain.

Alexander S. Neill, La liberté, pas l’anarchie ! 2011. Ed. Payot. 8€

Site officiel de Summerhill School

lundi 20 février 2012

Intuition


Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don.
Albert Einstein

Einstein a parfois évoqué l'importance de l'intuition dans ses travaux. Il affirmait par ailleurs qu'une part de la connaissance ne pouvait s'acquérir qu'intuitivement. Et c'est de cela dont il s'agit: intuitivement, nous avons accès à une connaissance que nous n'apprenons pas rationnellement, mais qui n'est pas moins vraie - la science vient souvent en conforter plus tard les résultats. Ainsi de plusieurs grandes découvertes scientifiques, impulsées sous le coup d'une intuition.

La connaissance rationnelle est limitée - elle s'apprend laborieusement, fait appel au cogito et à l'expérimentation, tandis que la connaissance intuitive semble illimitée. Soudainement, immédiatement, nous avons la connaissance certaine d'une information. 
Nous sentons que cela est juste et vrai : une évidence. Et d'ailleurs, pourquoi la raison serait-elle l'unique moyen de connaissance? 

Nous avons privilégié une éducation rationnelle au possible (et à l'excès) au détriment de cette autre forme de connaissance qu'est l'intuition, bien souvent moquée, taxée de "mysticisme" ou autres railleries. Le mental a pris le pas, et tout doit être "scientifiquement" vérifié. Pourtant, la science n'est-elle pas qu'un discours qui décrit "ce qui est"? 
Et si nous faisions collaborer mental et intuition, tout simplement? 

Les génies, qu'ils soient hommes de l'art, philosophes ou scientifiques, se sont simplement "connectés" à leur intuition, ils ne se sont pas limités ; au contraire, ils se sont ouverts sur la connaissance intuitive. Sartre dira qu'il ne conçoit d'autres formes de connaissance que l'intuition, tandis que la déduction, le discours lui semblent n'en être que les instruments (ce qui nous rapproche de la citation d'Einstein). 

Les neurosciences reconnaissent aujourd'hui son existence et sa validité bien qu'elles le l'expliquent pas clairement: il s'agirait d'une banque de données sensorielles inconsciente à laquelle nous ferions appel. Encore une fois, il s'agit là d'un discours qui tente d'expliquer ce qui est.

En croisant des notions issues de la physique quantique avec l'intuition, on parvient à un concept intéressant. Le mot intuition provient du latin intuitio, qui désigne l'action de voir une image dans une glace. Et si ce miroir était un champ de connaissance universelle, infinie, illimitée (toujours visible et accessible), que nous pouvons contempler ou capter à l'aide de notre intuition? Nous serions alors constamment en contact avec ce champ, qui est l'Univers. En cela, l'intuition représente une porte vers l'Infini.

Intuitivement, je sais que l'infinité des informations est disponible en permanence, et que notre intuition sert d'antennes pour les capter. Nous attirons une information sollicitée consciemment ou non. 

On parle parfois de l'intuition comme d'un sixième sens. Elle est comme un baromètre, qui nous guide parfaitement. Nous devons apprendre à nous faire confiance, et lorsque nous sollicitions notre intuition, à ne pas l'encombrer de pensées rationnelles. Il s'agit de lâcher-prise, d'écouter sa "petite voix". 


L'intuition, comme le dit Osho, est l'échelon le plus élevé de la conscience. Elle rend possible l'art, l'esthétique, l'amour, l'amitié. Elle donne du sens, de la joie, de la grâce. Elle vous apporte un silence immense, une sérénité inaliénable. Et votre vie devient une fête constante.

En tant que parent ou éducateur, l'intuition peut être un outil précieux. Elle permet de se relier, d'être au plus juste, à l'écoute de l'autre. Lorsque nous lâchons-prise avec le mental, avec l'ego et ses jugements ("je dois", "il faut", etc.) nous sommes ouverts, libres et confiants. Et nous sommes beaucoup plus à l'écoute, capables d'entendre. 

Les enfants eux-mêmes agissent beaucoup en fonction de leur intuition. Ils savent intuitivement et agissent en conséquence. Bien souvent, ils font le choix de tel apprentissage ou activité, parce qu'ils savent intuitivement ce dont ils ont besoin ou ce pour quoi ils sont prêts. Nous pouvons dès lors lâcher-prise avec les programmes bien établis, et se calquer sur l'intuition pour offrir, proposer ce qui est juste pour les uns et les autres.

On peut également envisager de faire des exercices pour stimuler l'intuition. Il s'agit de se relaxer, de se détendre, de respirer profondément dans un endroit calme, et de laisser venir les idées, les pensées. Parfois, il s'agit de la réponse à une question posée antérieurement, parfois d'une idée à laquelle on n'avait pas pensé encore, ou alors d'un projet, d'une image, d'une personne à contacter, etc. Formidable outil... Progressivement, on essaiera de faire confiance à son intuition, même si le message ne semble pas logique (effectivement, nous ne faisons pas appel à la raison!). Régulièrement, dans la journée, on pourra tenter l'expérience, en ne forçant pas, mais en laissant venir les choses naturellement. Il s'agit donc encore une fois, de se relier à Soi pour mieux se relier au Tout.

La pratique artistique permet aussi de se relier à Soi, et de laisser parler l'intuition. Colorier des mandalas peut être un très bon exercice. Il existe aussi aujourd'hui des ateliers d'art intuitif (peinture, aquarelle,...).

Evoluer ensemble en se basant sur l'intuition représente un gain de temps non négligeable, mais aussi, un gain immense de bonheur et de Joie! 

dimanche 19 février 2012

Ivan Illich : Une société sans école (livre)



Dans le monde entier, l’école nuit à l’éducation parce qu’on la considère comme seule capable de s’en charger.

L'école obligatoire, la scolarité prolongée, la course aux diplômes, autant de faux progrès qui consistent à produire des élèves dociles, prêts à consommer des programmes tout à fait préparés par les « autorités » et à obéir aux institutions. A cela il faut substituer des échanges entre « égaux » et une véritable éducation qui prépare à la vie dans la vie, qui donne le goût d'inventer et d'expérimenter.
L'auteur de Libérer l'avenir poursuit ici sa recherche, pour les nations riches ou pauvres, d'un autre mode de vie : or l'école doit pouvoir devenir le principal lieu d'une rupture avec le conformisme.

Illich expose un point de vue radical : l’école, en s’appropriant l’éducation, a détourné celle-ci de ses objectifs. Dans son expérience, il en vient même à comparer l’école avec une église dogmatique : « L’école est devenue la religion mondiale d’un prolétariat modernisé et elle offre ses vaines promesses de salut aux pauvres de l’ère technologique. L’état-Nation a adopté cette religion, enrôlant tous les citoyens et les forçant à participer à ses programmes gradués d’enseignement sanctionnés par des diplômes ».

Avec son lot de dérives : ennui, absence d’apprentissage, absence de connaissance et d’épanouissement, fracture sociale amplifiée, etc. Des conséquences désastreuses qui démontrent que « le système scolaire obligatoire représente finalement pour la plupart des hommes une entrave au droit à l’instruction ».

« Un véritable système éducatif devrait se proposer trois objectifs. À tous ceux qui veulent apprendre, il faut donner accès aux ressources existantes, et ce à n’importe quelle époque de leur existence. Il faut ensuite que ceux qui désirent partager leurs connaissances puissent rencontrer toute autre personne qui souhaite les acquérir. Enfin, il s’agit de permettre aux porteurs d’idées nouvelles, à ceux qui veulent affronter l’opinion publique, de se faire entendre. »

Illich développe sa réflexion à travers 4 arguments de base :
  1. la scolarisation universelle (telle qu’elle est pensée aujourd’hui) n’est pas possible et ne sera jamais viable ; 

  2. la révolution éducative ne se fera pas avec de nouveaux outils, ni un rapport enseignants-enseignés différent ; 

  3. proposer un apprentissage en réseaux afin d’apprendre et de partager, d’éveiller la curiosité toute la vie durant ; 
 
  4. la société doit impérativement se déscolariser.

L'auteur vu par l'éditeur
Ivan Illich (1926-2002), prêtre, a dirigé l'université catholique de Porto Rico, puis fondé, à Cuernavaca (Mexique), le CIDOC, Centre international de documentation où l'on s'initie au monde latino-américain et participe à l'analyse critique de la société industrielle.

Ivan Illich, Une société sans école. 2003. Ed. du Seuil. 7€

samedi 18 février 2012

La charte du monde libre


La Charte du Monde Libre est une déclaration de principes ayant le potentiel d'optimiser les conditions de vie sur Terre pour toutes les espèces, d'éradiquer la pauvreté et l'avidité et de favoriser le progrès.
Ces dix brefs principes, qui ne sont rattachés à aucune politique ou religion, pourraient constituer les bases d'une nouvelle société plus avancée qui n'utiliserait aucune monnaie, serait libre et gratuite, équitable et durable. Ils reposent uniquement sur la Nature, le bon sens et la survie.
La Charte du Monde Libre est désormais largement considérée comme une progression logique suite à l'échec des mécanismes de la société actuelle, et une étape naturelle de notre évolution.


  1. La principale préoccupation de l'humanité est le bien commun de l'ensemble des espèces vivantes et de la biosphère.
  2. La vie est précieuse sous toutes ses formes, et doit pouvoir librement s'épanouir au sein d'un bien commun global.
  3. Les ressources naturelles de la Terre appartiennent à l'ensemble de ses habitants, et doivent être librement partagées dans le respect du bien commun.
  4. Chaque personne est un membre égal de la communauté humaine mondiale et un citoyen libre de la Terre.
  5. Notre communauté repose sur l'esprit de collaboration et la compréhension de la nature, pourvus par l'éducation de base.
  6. Notre communauté offre à tous ses membres les éléments nécessaires à une vie saine, épanouissante et durable, en toute liberté et sans obligations.
  7. Notre communauté respecte les limites de la nature et ses ressources, en s'assurant que leur utilisation et gaspillage restent minimaux.
  8. Notre communauté tire essentiellement ses solutions et avancées de l'application de la logique et des meilleures connaissances disponibles.
  9. Notre communauté reconnaît son obligation d'attention et d'empathie pour les membres qui ne sont pas en mesure d'apporter leur contribution.
  10. Notre communauté reconnaît sa responsabilité de maintenir une biosphère diversifiée et durable pour les générations futures.
Site officiel de la Charte du Monde Libre
Pour signer, c'est ici.

vendredi 17 février 2012

Gratitude


Dans mon idée d'un projet éducatif, il me semble que la Gratitude est fondamentale. En effet, comment aborder la vie joyeusement sans cette notion de Gratitude? 

Si elle est une émotion, elle est aussi et surtout un état d'être. Une qualité ou émanation de l'Amour.

Elle a parfois pour synonyme le mot reconnaissance. Quand on le décompose, on y entend "co" et "naissance", une manière de "naître avec"... et de donner à l'autre et à soi la possibilité de renaître ensemble.

Et c'est bien de cela qu'il s'agit, en étant dans la gratitude, nous ouvrons toujours les yeux avec un regard neuf sur les choses de la vie, comme si nous les ouvrions pour la toute première fois, avec curiosité, joie, ouverture. Emerveillement.

Parfois, on attribue à la gratitude une notion d'obligation d'être redevable. Si nous adoptons la Gratitude, nous nous sentons redevable envers la Vie, et nous nous sentons effectivement l'obligation de la protéger, de la respecter, et de l'aimer. Juste retour.

La gratitude nous permet d'apprécier la Vie dans son ensemble, que ce soit pour les petits ou les grands cadeaux que nous recevons. Pour ce que nous sommes, avons été et serons. Pour tous ceux que nous côtoyons et avons côtoyés et qui nous ont tant apporté. Elle est un chemin vers la Plénitude, vers l'Epanouissement constant. 

Pratiquer la gratitude au quotidien, rendre grâce, remercier, permet de nourrir un sentiment de Joie et d'Abondance dans sa vie. On peut tenir un journal de la Gratitude, dans lequel on dépose des pensées, des idées, des remerciements pour telle chose ou tel événement, un sourire reçu, un cadeau du ciel, une fleur offerte,... On peut également méditer sur la Gratitude, afin de nourrir cette vibration. L'on peut commencer la journée par une ode récitée, chantée, dansée... à la Gratitude. Il est de nombreuses manières d'exprimer sa Gratitude, envers soi, ceux qui nous inspirent, qui nous côtoient, la vie, la nature, Dieu... 

Elle nous permet d'accepter ce que nous recevons, pour mieux partager : ainsi va la vie, Mouvement et Abondance infinis. Une magnifique danse de partage. En cela, la Gratitude est puissante: réjouis-toi. 

L'école Montessori de St Georges de Didonne (video)


mercredi 15 février 2012

Livre: Que désirez-vous vraiment pour vos enfants ?



Si vous avez des enfants, vous espérez certainement ce qu’il y a de mieux pour eux. Vous désirez les voir heureux, en bonne santé et autonomes, confiants en eux-mêmes et en leurs talents. Mais si vous êtes comme la plupart des parents, vous vous êtes probablement demandé si vous pouviez leur donner tout ce dont ils ont besoin. Voici la bonne nouvelle: vous le pouvez. Des stratégies utiles pour les parents qui souhaitent aider leurs enfants ! L’auteur à succès Wayne W. Dyer vous révèle comment aider vos enfants à devenir responsables de leur propre bonheur ! Wayne W. Dyer partage avec vous dans cet ouvrage la sagesse et les conseils qui ont déjà aidé des millions de lecteurs à prendre leur vie en main, en vous montrant comment réaliser tous les rêves que vous avez faits pour vos enfants.
Vous apprendrez ainsi :
Les sept secrets pour renforcer chaque jour l’estime de soi de votre enfant.
Comment donner aux petits enfants tout l’amour dont ils ont besoin sans les gâter.
Comment les encourager à prendre des risques sans crainte de l’échec.
Des stratégies pour gérer votre propre colère et celle de votre enfant.
La bonne et la mauvaise façon d’améliorer le comportement de votre enfant.
Les secrets pour élever des enfants qui seront malades le moins souvent possible.
Des techniques pour encourager les enfants à jouir de la vie. Tout est là : des conseils simples et pleins de bon sens qu’aucun parent ne peut se permettre d’ignorer.

Biographie de l'auteur
Wayne W. Dyer est détenteur d'un doctorat en psychologie. Il est l'auteur à succès d'une vingtaine d'ouvrages, dont La Sagesse des anciens, Sagesse au quotidien et Il existe une solution spirituelle à tous vos problèmes.

Wayne W. Dyer, Que désirez-vous vraiment pour vos enfants? Plusieurs stratégies utiles pour les parents qui souhaitent aider leurs enfants. 2009. AdA éditions. 29,50€

mardi 14 février 2012

Video: Adora Svitak, ce que les adultes peuvent apprendre des enfants


Dans cette vidéo datant de février 2010, Adora Svitak explique à la TED conference (Technology Entertainment and Design) que le monde a besoin de raisonnements enfantins: des idées audacieuses, une créativité non entravée et surtout, de l'optimisme. Les grands rêves des enfants méritent de grandes attentes, dit-elle, en commençant par la volonté des adultes d'apprendre des enfants autant qu'ils leur enseignent.
Née en 1997, Adora est connue mondialement pour ses écrits, poésies, essais, et blogs. Elle se définit comme auteur, poète et humanitaire.


Une version sous-titrée en français est disponible ici.

Site officiel d'Adora Svitak

lundi 13 février 2012

Inspiration: la ferme des enfants / le hameau des buis


Le hameau du Buis regroupe à la fois un écovillage, une école, un pôle écolo qui propose des stages, formations et de nombreuses ressources. Dès 1999, l'école est fondée, en plein coeur du hameau, à l'initiative de Sophie Bouquet-Rabhi, aidée par un collectif de personnes retraitées vivant au hameau. 

Une école nouvelle, inspirée par la pédagogie Montessori (la plupart du personnel y est formé), mais aussi par les écoles de Summerhill ou les réflexions de Krishnamurti. Les mots clés seront donc responsabilité et respect (de soi, des autres, de la nature). S'ajoutent à cela diverses influences, telles que la communication non-violente, la nécessité d'espaces de parole et de partage, d'outils pour gérer les émotions (écoute sans jugement, la boîte de la colère (qui reçoit tous les messages de colère), le chalet de la guérison capitonné muni d’un punching-ball, les conseils d’enfants), le consensus dans les processus décisionnels.

La ferme est très présente dans la vie de l'école: les enfants sont au contact permanent de la nature. Ils apprennent à prendre soin des animaux, à traire, ou encore à fabriquer du fromage. Il faut également visiter les ruches ou garder les chèvres dans la forêt. Les enfants apprennent aussi toutes les étapes des filières de productions animale et végétale. Toutes ces activités aident les enfants à être enracinés, à se sentir en sécurité mais également à aimer la nature afin de prendre conscience de la nécessité de la protéger. 

La charte de l'école : 
• construire un support pédagogique particulièrement riche ;
• reconstituer du lien social et de la solidarité ;
• faire vivre un collectif de personnes en relation avec son environnement, dans le respect de celui-ci ;
• dynamiser la vie sociale localement, avec un impact national et international. Nos idées sont fondées sur la responsabilité et le respect :
  • respect de soi (confiance en soi, connaissance de soi, écoute de ses besoins...) ;
  • respect de l’autre (écoute, tolérance, empathie, partage...) ;
  • respect de la nature par un mode de vie adéquat (comportements conscients, pratiques écologiques, sobriété dans nos besoins...)

Ces idées trouvent une application concrète dans une structure aussi cohérente et complète que possible. Notre démarche n’est liée à aucun groupe spirituel, religieux, philosophique ou politique.

Sophie Bouquet-Rabhi vient également de publier un ouvrage, La ferme des enfants, chez Acte-Sud 
En 1997, Sophie Rabhi, enceinte de son premier enfant, entreprend de fonder une petite école alternative, en même temps qu’elle reprend la ferme de ses parents, en Ardèche. Convaincue que la clé de la réussite de tout apprentissage se situe dans la création d’une relation d’amour et de confiance entre l’enseignant et l’enfant, elle fonde La Ferme des enfants, afin de pouvoir mettre en pratique les enseignements et méthodes qu’elle ne retrouve pas dans le système éducatif conventionnel. Elle développe alors une pédagogie originale, à partir des analyses de M. Montessori, J. Krisnamurti, C. Freinet ou encore Alice Miller, pédagogie qui évoluera et se singularisera au fil des douze années de travail, d’expérimentation et de mise en pratique à La Ferme des enfants. A travers cet ouvrage, Sophie Rabhi ouvre des perspectives en nous livrant son témoignage, en tant qu’enseignante, pédagogue, mère et citoyenne. (184 pages, 22€)





dimanche 12 février 2012

Livre: Jeux coopératifs pour bâtir la paix


A l'école ou au travail, la compétition joue un rôle majeur dans notre vie. Dès lors, il semble juste qu'elle ne doive pas dominer le jeu car son influence est déterminante sur notre amour-propre et notre confiance en nous-mêmes. Force est de constater qu'actuellement, le jeu compétitif est plus largement répandu. Tous les types de jeux ont leur place, mais l'équilibre entre la coopération et la compétition doit être plus grand. Ce livre est une source d'idées et d'inspiration pour conforter l'évolution vers les jeux coopératifs. Ceux-ci proposent une alternative concrète à la manière courante de pratiquer l'élimination. Cet ouvrage propose donc de pratiquer la coopération en s'amusant. Il regroupe plus de 300 jeux et sports coopératifs, sans perdants ni gagnants. Leur but est de développer la confiance en soi, le respect de l'autre, la cohésion du groupe et la solidarité. Ce livre s'adresse aux enseignants mais aussi aux parents et à toute personne travaillant avec des enfants à partir de l'âge de 3 ans.

Biographie de l'auteur
Mildred Masheder a été institutrice en école primaire et maternelle à Londres. Elle a travaillé à un projet d'éducation à la coopération et à la résolution non-violente des conflits pour les enfants de 3 à 6 ans.

Université de Paix / Mildred Masheder (Préface de Thomas d'Ansembourg), Jeux coopératifs pour bâtir la paix. Ed. Chronique sociale. 2004. 18,90€

vendredi 10 février 2012

DVD: L'Ecole de la Liberté



Une école en Inde dans la région rurale de l’Andra Pradesh. On y applique le « Programme River » inspiré par Jiddu Krishnamurti, philosophe indien qui considérait l’éducation comme l’un des piliers de l’être. Tout ceci est dépaysant. Les paysages sont rafraîchissants. Les enfants magnifiques. Le maître jovial. L’école de la vallée de Rishi particulièrement verdoyante et accueillante. On pourrait penser qu’il s’agit d’une énième mouture de « l’école nouvelle », libérée et joyeuse — bref d'une utopie. Un modèle totalement inapplicable dans notre société dite développée. Une version indianisée de la pédagogie Freinet ou Montessori. On se tromperait.

L’école de la liberté (School without walls), le film documentaire de Robert André distribué par Les films du paradoxe, tend à nous démontrer le contraire.
Le « Programme River » appliqué maintenant dans 40.000 écoles de cinq États indiens a réussi à attirer les enfants dans le giron de l’enseignement, notamment dans les petits villages ruraux où les élèves sont réunis dans des classes multi-niveaux d’une quarantaine de personnes s’étalant sur cinq années. C’est de cette expérience dont il est question dans L’école de la liberté.

La pédagogie qui est à l’honneur est celle de l’enseignement individualisé. L’enfant n’est plus considéré comme un pion qu’il faut domestiquer. Plus question d’en faire un petit soldat qui rejoindra, une fois l’uniforme d’un savoir pré-mâché endossé, le gros de la troupe. La méthode d’enseignement qui est proposée part du principe que l’enfant définit lui-même son rythme d’apprentissage. L’enseignant jouant davantage le rôle d’un "facilitateur", d’un "passeur de témoin". Les savoirs ne sont pas imposés mais proposés et le matériel d’auto-apprentissage est réalisé par le maître en fonction de sa classe et des différents niveaux.
Révolutionnaire ? Non, simplement de bon sens.

Sont mises en action des valeurs telles que l’entraide, la coopération, l’écoute, la bienveillance. On ne cherche pas à faire entrer de force des concepts dans le crâne, mais tout au contraire de donner des moyens aux élèves de se réaliser. Apprendre à lire, à compter et à calculer devient alors un jeu… d’enfants. 
La compétition n’existe pas. La concurrence, l’excellence ne sont pas les ressorts de cette pédagogie, qui a pour principal avantage de faire de l’élève un être à part entière et de redonner au maître une dimension et une aura disparues depuis belle lurette dans notre système éducatif.

Quel incroyable contraste que cette école indienne et, par exemple, un certain collège de ma connaissance. Un établissement de centre ville où le mot d’ordre se résume à obtenir un minimum de 95% de réussite au Brevet. Ici, l’enseignement ne s’inspire pas des méthodes de Jiddu Krishnamurti. Pas une tête ne doit dépasser. Ici, on forme les gagnants de demain. De braves consommateurs, maillons interchangeables d’une longue chaîne infinie. Pas de «Programme River», mais un programme rivé, cloué sur place, qui ne laisse rien au hasard. Ce n’est pas L’école de la liberté mais davantage l’école libérale, celle de la compétition à outrance et du bachotage. Elle a oublié, ou plus justement mis de côté, les données sociales et individuelles. Comme il existait autrefois une middle class, cette école transmet un middle enseignement. Ni trop, ni trop peu. Le but est de faire entrer la jeunesse dans la «carrière» quand les aînés en sortiront.

L’école de la liberté, de Robert André, nous montre peut-être la voie à suivre. Celle de l’individu en tant qu’être de chair et de cœur. Pas seulement un numéro de dossier, un quidam lambda à faire passer dans la moulinette de l’éducation pour qu’il en ressorte chair à savoir, docile et rompu à la survie dans un « monde global », un monde matérialiste et consumériste.
L’école de la liberté n’est pas une curiosité, mais plus certainement un modèle d’enseignement et surtout de vie en communauté dont nous ferions bien de nous inspirer un tant soit peu.

L’école de la liberté, de Robert André, Les films du paradoxe, DVD. 2008. 19,98€

Chronique de Christophe Léon, sur l’Ecologithèque

jeudi 9 février 2012

Severn et la voix des enfants

Severn Cullis-Suzuki est une activiste écologiste canadienne. Elle est aussi présentatrice d'émissions éducatives à la télévision, et conférencière. C'est en 1992, à l'âge de 12 ans, que Severn se fait connaître: avec ses camarades de classe, alors qu'ils ont financé leur voyage pour le Sommet de la Terre à Rio, ils demandent à intervenir. Le dernier jour, on accorde à Severn un temps de parole, qui fut mémorable. Elle y lance un cri d'alarme.


En 2010, Jean-Paul Jaud réalise un documentaire intitulé Severn, la voix de nos enfants. Severn a alors 29 ans et va bientôt mettre au monde son premier enfant. Elle y parle de sa vision du monde et de l'écologie en 2010: que s'est-il passé en 18 ans? Comment la situation a t-elle évolué? Le film propose des initiatives positives et inspirantes.

« Nous nous sommes détachés du monde naturel et des réalités biologiques.  On ne peut pas se contenter de guérir de la crise : il faut que nous soyons capables de voir les liens entre toutes les crises, qu’elles soient énergétiques, économiques, environnementales, et remettre en question les bases de notre société (...) Maintenant que je suis maman, je me rends compte que tous les parents aiment leurs enfants, nous avons tous ça en commun et ça me pousse à croire que nous allons trouver une solution. »


Le site officiel du film: Severn, la voix de nos enfants

mercredi 8 février 2012

Livres: Michel Claeys Bouuaert et l'éducation émotionnelle


Michel Claeys Bouuaert, psychothérapeute né en Belgique, père de quatre enfants, a fondé une des premières librairie de développement personnel à Bruxelles dans les années 80. Il a créé l’association Deuil et Transition en 1992. Depuis 2000, il poursuit son travail d’éducateur, et d’animateur à Pékin.
Site de Michel Claeys Bouuaert: Emotionaleducation.org

Pratique de l'éducation émotionnelle - Apprentissage de la relation et de la communication justes
L’intelligence émotionnelle est dans l’air du temps. A juste titre ! Il est enfin reconnu qu’aucune réussite, aucune vie heureuse, aucune société harmonieuse n’est possible sans compétences dans le domaine du "savoir être". Quelles sont ces compétences ? Comment les développer ? Comment les enseigner ? 

Michel Claeys Bouuaert nous livre ici des réponses pratiques. Au travers de dialogues et de jeux, l’auteur propose un parcours captivant contenant les clefs des apprentissages nécessaires en éducation émotionnelle. 
Formuler des demandes, gérer les conflits, développer l’écoute active, relâcher le jugement et les schémas de victime, développer la pensée positive, telles sont quelques-unes parmi les nombreuses pistes menant à une vie créatrice, libre, ouverte, confiante et pleine de réussite.

Mine d’inspiration pour l’enseignant ou l’éducateur, ce livre propose un cadre précis et les outils nécessaires pour introduire l’éducation émotionnelle à l'école, dans les groupes et activités parascolaires, et également au sein de la famille. 

Par son approche pédagogique cohérente, ce livre s’adresse à tous ceux qui cherchent à améliorer leur existence personnelle, relationnelle, familiale ou professionnelle.

Un parcours riches en surprises et en révélations, rassemblant le meilleur de ce qui a été imaginé et expérimenté dans les différentes écoles de développement personnel ces dernières décennies !
Michel Claeys Bouuaert, Pratique de l'éducation émotionnelle - Apprentissage de la relation et de la communication justes. 2008. Ed. du Souffle d’Or. 22€.

Education émotionnelle : guide de l'animateur
Des outils pratiques pour tous ceux qui se sentent appelés à jouer un rôle actif dans ce domaine, enseignants, éducateurs, animateurs, formateurs.
Avec fiches de jeux et activités éducatives.

Cet ouvrage, en plus d'une introduction très complète sur les modalités de mise en place et d'utilisation des outils pédagogiques présentés, rassemble sous forme de fiches la totalité des jeux et activités qui, dans le texte de base, sont joués et commentés en situation. Ce “guide” est un complément pédagogique au livre du même auteur également publié aux Éditions Le Souffle d'Or : 
Pratique de l’éducation émotionnelle - Apprentissage de la relation et de la communication justes.

Michel Claeys Bouuaert, Education émotionnelle : guide de l’animateur. 2008. Ed. du Souffle d’Or. 19€

mardi 7 février 2012

Education au goût et Slow food


Il semble que pour établir un rapport plus sain à la nourriture, il soit nécessaire d'intégrer une véritable éducation au goût dans un projet pédagogique. Aujourd'hui, nombre de parents sont beaucoup plus soucieux de ce que les enfants mangent, comme en dénotent l'intérêt pour le bio, le cru, le végétarisme et autres alternatives.

Après tout, l'alimentation est la première médecine que nous prodiguons à notre corps... Ce que nous mangeons n'est pas anodin : nous avons un rapport très intime avec les aliments que nous absorbons.

Il est intéressant d'apprendre à manger en conscience: accueillir, remercier, savourer. Par exemple, le bénédicité autrefois récité permettait de rendre grâce pour le repas, et de prier pour les gens dans le besoin. La nourriture (et l'eau) ingérée en conscience a un impact beaucoup plus important sur notre corps: elle est mieux digérée, le corps profite de tous ses nutriments tant d'un point de vue physique qu'énergétique. Cela signifie aussi être présent à soi, ce qui est une qualité d'être à cultiver.

Le mouvement slow food offre une belle perspective: temps juste, éducation au goût, art de vivre. Il y a quelques temps déjà, j'avais abordé la question de l'éducation lente, qui proposait aussi un juste rythme, et opposait un non à la course et à la compétitivité au sein de l'éducation.

Nous y sommes: un rythme juste, celui de chacun, qui laisse le temps de savourer, d'apprécier et de découvrir les saveurs de la vie avec plaisir. Assez d'une alimentation fast food, de toujours faire vite, de gagner du temps. Et si on s'installait à table pour un moment de convivialité partagée? Cela semble banal, mais de moins en moins de familles prennent ce temps pourtant si nécessaire, tandis qu'un nombre croissant d'enfants (et d'adultes) mangent devant la télé un plateau-repas décongelé ou frit. Certes, ne dramatisons pas.

L'éducation au goût est un art de vivre ; elle inclut le fait de savoir d'où viennent les aliments, la manière dont ils sont produits, comment ils sont cuisinés. En quelques mots: un suivi du champ à l'assiette. Et tout cela pour le plaisir et la joie de découvrir des goûts nouveaux!

Manger ce qui est bon pour nous revient à manger ce qui est bon pour la planète: la philosophie slow-food s'inscrit dans une réflexion globale qui vise à réformer complètement notre système alimentaire, de manière à ce que ce dernier soit durable, qualitatif et respectueux du vivant. Le mouvement est par ailleurs reconnu par l'Organisation des Nations-Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO).

En France, le mouvement slow-food a débuté en 1989. Depuis, surtout présentes dans le sud, de nombreuses initiatives sont menées (rencontres, campagnes, annuaire, etc.), dont des "jardins écoles slow food". Il s'agit d'écoles qui lient un partenariat avec le mouvement, afin de sensibiliser et d'inciter à de nouvelles pratiques alimentaires, tout en faisant découvrir une agriculture durable. Un potager est créé par les enfants qui apprennent aussi à semer, récolter, composter, et à  reconnaître les légumes. Des visites d'exploitations et des ateliers cuisine sont organisés, de même que des ateliers de dégustation, etc. Les parents sont invités à participer au projet.



Video: vers une restauration collective bonne, propre et juste



Le film « Vers une restauration collective bonne, propre et juste – produits frais et bonnes pratiques » présente le portrait de deux chefs de cuisine de restauration scolaire dont les pratiques sont remarquables à bien des égards, André Parra et Dominique Valadier.

Parmi les bonnes pratiques mises en œuvre par ces deux cuisiniers on retrouve l’utilisation de produits frais, bruts, de saison, en provenance de producteurs locaux et en partie issus de l’agriculture biologique. Ils brisent ainsi certaines idées préconçues sur la restauration collective et donnent de nombreuses pistes permettant de tendre vers une cuisine gastronomique en collectivité. L’éducation au goût est aussi une dimension abordée dans ce document (présentation des plats, gestion des déchets, sensibilisation des professeurs et des élèves, etc.). Bref, une voie vers une restauration collective bonne, propre et juste !
André Parra travaille au lycée Paul Héraut de Gap dans les Hautes-Alpes.
 Dominique Valadier exerce au lycée Lempéri de Salon-de-Provence dans les Bouches du Rhône.

Film produit par Frédéric Gana pour l’association Slow Food France 2010 – réalisé par Brice B. & Matthieu Toucas sur une idée originale de Frédéric Gana.
 Disponible sur support DVD en version complète (50 minutes) auprès de Slow Food France (www.slowfood.fr) pour projection publique, accompagnement et formation des professionnels, éducation au goût. Prix : 15€