mardi 3 mars 2015

Nos petits ateliers mathématiques


Avant-propos concernant le matériel

Le matériel pédagogique est un support, un outil qui rend concret ce qui peut être abstrait ; en cela, c’est un facilitateur, au service d’un apprentissage.
En particulier, le matériel issu des pédagogies alternatives ne se limite pas aux supports écrits : il se focalise bien souvent sur le geste, la manipulation : c’est à dire le sensoriel, la kinesthésie, qui facilitera la compréhension mentale.
Il n’existe bien sûr pas d’outil, de matériel – ni de pédagogie - universels qui fonctionneraient pour tout le monde. Il est parfois nécessaire de multiplier les approches pour voir quels outils, quelle pédagogie correspond le mieux à un enfant (et il faudra parfois même mixer celles-ci).

Un bon matériel a toujours quelque chose à nous apprendre, quelque soit l’âge de celui qui le manipule – n’est pas l’une des raisons qui fait que les adultes soient aussi enthousiastes face à du beau matériel ?
Un bon matériel peut d’ailleurs s’utiliser de différentes manières, souple et ouvert à la créativité et à l’imagination de celui l’utilise : l’escalier Grimm’s s’utilise tant pour les mathématiques que pour la construction, par exemple.

Tout support est un outil pédagogique potentiel ! Cette idée est très présente dans la pédagogie Reggio notamment, où tout objet devient « matériau » d’apprentissage.
Le matériel pédagogique encourage certes les apprentissages, mais aussi la créativité et l’imagination, la concentration, l’effort, et par là, nourrit l’estime de soi et la confiance en soi.
En résumé, le matériel pédagogique facilite et apporte le plaisir de la découverte, encourage l’enthousiasme pour les apprentissages – et la vie : Maria Montessori ne disait-elle pas que le matériel était une « aide à la vie » ?

Il est nécessaire de laisser l’enfant libre de revenir autant de fois qu’il le souhaitera à telle ou telle activité – même si celle-ci peut sembler trop basique ou facile. En effet, l’enfant la met à profit pour renforcer certains pré-acquis et connexions fondamentaux (psychomotricité, psychisme, etc.) aux apprentissages ultérieurs.
Et naturellement, plus l’enfant est libre, autonome, acteur et créateur de ses activités et processus, et plus il gagne en confiance. Il crée ainsi ses capacités à apprendre, et ce processus  durable,  sans fin. Le rôle de l’adulte se résume à un accompagnant discret, une présence bienveillante et confiante.

Il n'y a pas d'obligation à acheter du matériel pédagogique – car il y a effectivement un marketing très présent autour de certaines pédagogies. On peut donc très bien improviser, en récupérer, voire créer son propre matériel. A chacun de faire comme bon lui semble.
  

Nos ateliers mathématiques

Comme je l'exprimais dans ma dernière chronique IEF mensuelle, depuis quelques temps, nous avons mis en place des moments mathématiques, à la demande d’Imran, qui parlait beaucoup des chiffres et commençait à faire des additions. Je m’étais déjà équipée de divers matériels pédagogiques au fil du temps, anticipant la demande. Et aujourd'hui, dans un atelier, nous varions, mixons, rapprochons différents matériels. 

Enfin, il est évident que les chiffres et les mathématiques sont continuellement présents dans notre quotidien – nous en faisons usage régulièrement ; c’est d’ailleurs à cette condition qu’un apprentissage fait sens. 


Montessori


- Les chiffres à toucher de Balthazar : un ouvrage qui permet à l’enfant, comme toujours dans la pédagogie Montessori, de toucher les chiffres, d’en faire une expérience tactile. Les flèches aident à tracer les chiffres dans le bons sens. La présence d’un petit personnage et de son histoire sont attachants ; d’autant plus si l’enfant connaît déjà les autres histoires de Balthazar.
Les chiffres à toucher de Balthazar, de Marie-Hélène Place et Caroline Fontaine-Riquier (illustration), 2011, Ed. Hatier.


- Les cartes des chiffres rugueux : dans la même logique que l’ouvrage précédent, ces grandes cartes représentant chiffres rugueux permettent à l’enfant d’une part de faire l’expérience sensorielle en les traçant, mais aussi de faire des jeux d’association avec d’autres cartes représentant des bonbons et des barres numériques. Sous forme de cartes, la manipulation est plus aisée que dans un livre, et permet d’autres activités, jeux. 
Les chiffres rugueux, de Charlotte Poussin et Marie Ollier (illustration), 2014, Ed. Eyrolles jeunesse

- Le plateau de sable : l’enfant peut tracer les chiffres d’après modèle dans le sable, la farine ou la semoule.


Les plus : rugosité des cartes, importance de la qualité du matériel, principe d’autocorrection, excellente préparation à l’écriture future
Les moins : le bonbons sur les cartes ; par ailleurs, matériel souvent très onéreux
Poursuivre avec : serpent d’addition, barres numériques, tables de Seguin, les cahiers d’activités Montessori, etc.



Steiner-Waldorf :


-  L’escalier à compter Grimm’s : cet escalier de 100 blocs sert à la fois aux apprentissages mathématiques et aux jeux de construction. Il s’agit avant tout de percevoir et de toucher les nombres en couleur. Les blocs se chiffrent de 1 à 10, chaque rangée fait 10, 10 rangées font 100. Une base pour le comptage et les additions, car les blocs peuvent se rapprocher et se compléter pour arriver à 10, et plus encore. Il peut être utilisé comme un boulier. Nous retrouvons un peu la logique des barres numériques Montessori, bien que ce matériel soit basé sur différentes couleurs et longueurs, ce qui se rapproche plutôt des réglettes cuisenaires.
Fabriquant : Grimm’s


- Les cartes de numération : ces 32 cartes sont très belles et colorées ; sur chacune, le nombre est clairement représenté de même que le nombre d’animaux ou de végétaux correspondant. Les signes sont également représentés sous forme de carte, on peut donc commencer les additions, soustractions, etc. Un jeu de 64 cartes de numération supplémentaires complète celui-ci.
Fabriquant : Grimm’s


- Les escaliers de perles : dans une perspective sensorielle, ce jeu de grosses perles colorées est un excellent support pédagogique. Il permet d’acquérir les bases du comptage, peut être associé à l’escalier de blocs à compter – dont les couleurs correspondent exactement.
Fabriquant : Grimm’s


Les plus : l’esthétique, les couleurs, la haute qualité du matériel ; les normes écologiques et éthiques de Grimm’s 
Les moins : /
Poursuivre avec : des activités artistiques, complètement reliées aux apprentissages (dessin de crayon de cire, aquarelle, etc.), le dessin de formes, etc. afin de s’imprégner de la qualité des nombres.


Reggio :

Source

La pédagogie Reggio a à cœur de laisser à disposition de l’enfant toute sortes de matériau (et non matériel, plus restrictif). Il s’agit par exemple de créer une aire d’investigation, ou une table, où sont rassemblés toutes sorties de choses, d’objets, qui vont être utilisés pour explorer une dimension. Les matériaux naturels sont souvent présents : coquillages, noix, galets ramassés dans la nature seront utilisés pour le comptage, triés, rassemblés, etc. Mais encore : bouchons de bouteilles, ou tout ce qui rappelle les nombres. Un enfant est libre d’associer absolument tout ce qu’il souhaite.

Les plus : l’accent mis sur la liberté, la créativité et l’autonomie de l’enfant ; pas de matériel pédagogique au sens strict puisque tout peut l’être 
Les moins : moins d’attention à l’esthétique ou à la qualité du matériel 


Boscher :
Plus classique et formelle, la méthode Boscher a toutefois fait ses preuves. Les mathématiques sont intégrées de l’apprentissage de la méthode syllabique.


- Les cartes de numération : on les trouve dans la valisette Boscher, accompagnées de cartes où sont représentées le nombre de pommes correspondant,  cartes de signes (on peut donc procéder aux calculs) et d’autres cartes de lettres, syllabes, vocabulaire – ainsi que le traditionnel livret de la Journée des tout petits.
Boscher Valisette + 16 jeux de cartes, de Valerie Drevillon, 2012, Ed. Belin


- L’ardoise les nombres : pour acquérir, suivant un tracé, les premiers gestes d’écriture des nombres. Avantage : on peut effacer et recommencer sans limite.
Ardoises Boscher - Les nombres, 2012, Ed. Belin


- Le cahier de calcul : ce cahier a été conçu pour apprendre à compter et maîtriser l addition et la soustraction. Sur chaque page, on peut observer un nombre, et progresser par étapes vers des calculs plus difficiles.
Cahier de calcul, de Gérard Sansey, 2015, Ed. Belin

Les plus : l’esthétique charmante (et nostalgique des années 50), un bon support pour le formel
Les moins : apprentissage plus abstrait
Poursuivre avec : Ardoise "J'apprends à faire mes premières additions"



Matériels divers et varié :

Source
- Le boulier
Le boulier reste un matériel pédagogique traditionnel ; en base 10 ou alternée, il permet de réaliser et de comprendre les bases du calcul élémentaire.


- La table d’addition
La table d’addition permet de mémoriser les opération et de s’auto corriger, le résultat étant inscrit à l’arrière du cube et dans la case de la table. Elle est basée sur 10 chiffres, chaque rangée possédant sa couleur. Elle a l’avantage de permettre la manipulation concrète et le jeu.
Existe aussi en version multiplication. S’inspirent bien évidemment des tables de Pythagore.
Fabriquant : Ulysse Couleurs d'enfance



- Les réglettes Cuisenaire
Du nom de son inventeur, Georges Cuisenaire, les réglettes sont conçues pour comprendre les nombres en couleur. Comme pour l’escalier Grimm’s ci-dessus, l’enfant appréhende les réglettes, leur couleur, leur longueur – et le nombre correspondant. Dans la méthode Cuisenaire, trois types de mémoire sont sollicités : visuelle, auditive, sensorielle. L’enfant est aussi en situation d’auto correction. Le matériel s’utilise aussi de façon ludique : l’enfant peut construire des trains, etc. Ensuite, des escaliers, utilisant le nombre correspondant pour chaque marche, à travers des jeux libres ou dirigés.
Voir le site Cuisenaire, qui explique toute la méthode.


Je vous laisse consulter mon tableau Pinterest "Mathématiques - première approche" où vous trouverez de nombreuses ressources.


Et pour finir, quelques photos de nos ateliers...  






lundi 2 mars 2015

Chronique IEF: notre mois de février


Notre mois de févier fut bien chargé, toujours enrichissant, enthousiasmant. Quelle  joie de se laisser porter par la vie, les découvertes, l’art, la création! 

Tout d’abord, à la maison, nous avons continué à pratiquer nos petites activités habituelles : peinture, dessin, musique, lecture (dont beaucoup de contes), etc. - toujours à la demande. Nous avons aussi « travaillé » sur les spirales et sur Matisse. Et comme c’était l’hiver, nous n’avons pas oublié de nourrir les oiseaux, tout en observant la nature.

Outre les heures quotidiennes de jeux libres, nous avons fait des ateliers des ateliers photographie, Imran réclamant régulièrement l’appareil photo; mais aussi des ateliers mathématiques, lettres, géographie, musique,...  Il s’agit de rassembler le matériel et de le manipuler, de jouer et d’en parler ensemble. Comme toujours, place à l’autonomie, à l’informel, au jeu, et à la découverte : ce sont le plaisir et l’enthousiasme de la découverte qui sont au centre de cette approche. Aussi, il s’agit de ne pas se cantonner à une approche pédagogique, mais d'en proposer différentes, et de laisser l’enfant libre de s’approprier les apprentissages, s’il le souhaite, de la manière dont il le souhaite. 

Ateliers photographie, photographies prises (et sujets choisis) par Imran: 




Quelques images de nos "ateliers" mathématiques (voir article sur les petits ateliers mathématiques) :

Matériel Waldorf-Steiner: escalier, cartes, billes

Matériel Waldorf-Steiner: escalier, billes 
Matériel Waldorf-Steiner: cartes des nombres 

Matériel Waldorf-Steiner: perles, à trier, compter

Atelier Musique : 



On peut y voir, outre le senza, les claves et un sifflet de coucou, deux instruments en particulier : le caxixi et l'agogô.
Le caxixi est un instrument de percussion que l’on trouve en Afrique et en Amérique du Sud. Il s’agit d’une sorte de cloche d’osier, à fond plat, contenant des graines. On l’utilise comme les maracas, en le secouant. Il fait partie de la famille des idiophones. Au Brésil, on lui prête la capacité de chasser les esprits mauvais.
L’agogô est un instrument de percussion africain qui se compose de cloches de bois ou de métal reliées, et d’une mailloche – on peut aussi en jouer en frottant cette dernière (comme pour le guiro). On retrouve aussi cet instrument au Brésil, où il a été apporté par les esclaves africains. Il sert à marquer le temps ou tempo – et pour cela on l’entend souvent dans les musiques percussives latines (samba, maracatu,  candomblé)

Atelier cuisine - un gâteau tout simple mais très coloré! 



Côté jeux de société, nous avons joué à Saute-lapin (Ravensburger), un jeu de parcours simple, et au Domino du code (Nathan), qui permet d’apprendre les principaux panneaux de la sécurité routière. 

Le mois de février comportant des vacances scolaires, notre rythme habituel a été quelque peu bouleversé : le conservatoire et la ludothèque étaient fermés durant 2 semaines. Nous avons donc organisé plus de sorties.

Tout d’abord, nous avons retrouvé d’autres familles non-sco de Seine-et-Marne au Dôme des Mômes, une plaine de jeux couverte à Meaux. C’est toujours un grand moment de défoulement pour les enfants, surtout quand il fait froid ou qu’il pleut.
Voici d’ailleurs une liste des plaines de jeux couvertes enrégion parisienne. Et voilà pour la version belge, et bruxelloise.



Nous avons aussi visité le Grand Aquarium de Paris, qui abrite quelques 500 espèces animales de poissons et d'invertébrés, soit 43 bassins et grands aquariums que l’on observe tout au long du parcours. On y découvre plusieurs zones thématiques : Eaux de Métropole, Eaux des Outre-mer, Sphère de la biodiversité, Monde des requins – cette dernière étant bien entendu sans doute la plus attendue par le public.
J’ai publié à cette occasion un article sur l’Aquarium, et un second rassemblant des ressources pour exploiter cette sortie.



A la mi-février, un dimanche, nous avons visité la Philharmonie; nous avons assisté à un concert en famille consacré au jazz : « Jazzy Night » avec l’Orchestre de Paris, autour de Gershwin (I got rythm, Porgy and Bess (dont le célèbre Summertime), et de son successeur, Léonard Berntein (West Side Story, danses symphoniques) dans la fabuleuse nouvelle salle de la Philharmonie dessinée par Jean Nouvel. De plus, la Philharmonie propose de nombreuses activités et concerts pour les familles et les enfants. Ce sera aussi l’occasion, en parallèle, de revenir proposer des ressources autour du bâtiment (sa construction, son chantier, son architecture), mais aussi du jazz.


En parallèle, nous avons visité le Musée de la Musique, qui possède une collection de 7.000 instruments et objets d’art, datés du XVIIème siècle à nos jours – dont 1.000 sont en exposition permanente. Luths, guitares, violes, flûtes, instruments à vent, clavecins, pianos, harpes… Un lieu vivant et dynamique, à voir et à revoir. Voici également l’article que j’ai écrit à cette occasion, comportant de nombreuses ressources pédagogiques autour du musée et de la musique.



Quelle joie immense que d’emmener son enfant au cirque. Et pas n’importe lequel : le cirque tzigane d’Alexandre Romanès. Enchantement, virtuosité, intensité, sont autant de qualités de leur nouveau spectacle, « Rajenka ». C’est aussi l’occasion de découvrir la culture tzigane et de parler des peuples nomades. Pour l’occasion, j’ai également rédigé un article.


Comme je le disais ci-dessus, durant les vacances scolaires, nombre de musées proposent des activités ou des ateliers ; mais pour visiter les collections et les expositions, le mieux est encore de se rendre au musée hors vacances scolaires ! L’un des nombreux avantages de l’école à la maison.



Nous nous sommes donc inscrits, au Jardin des Plantes dans le cadre « Eveil et art au Jardin » à un atelier de « Création de peintures végétales » avec orties, épinards, pelures d’oignons. Ces ateliers sont gratuits et durent 2h ; à partir de 5 ans. 

Nous en avons profité, malgré le temps froid, pour nous promener dans le jardin, visiter la ménagerie et les serres tropicales, où avait lieu une exposition d’orchidées asiatiques.



Nous avions aussi rendez-vous pour un atelier au Musée du Louvre, « Jeux de couleurs » : « En s'identifiant aux couleurs et à travers plusieurs jeux, les enfants se familiarisent avec les mélanges de couleurs (primaires, secondaires et tertiaires) et leurs rapports entre elles (chaud/froid, clair/obscur et complémentaires). Devant les œuvres, ils recherchent ensuite les couleurs et les contrastes qu'ils ont déjà rencontrés en atelier et découvrent que les couleurs peuvent être symboliques, évoquer un état d'âme ou un sentiment. » 
Le musée propose de nombreux ateliers et visites en famille - de qualité. Voir l’agenda des atelier du Louvre.
C’était aussi bien entendu l’occasion de revisiter le musée, tout du moins une infime partie ; nous avons donc choisi les arts de l’Islam et la Renaissance italienne pour cette fois.


Nos livres coup de cœur du mois 


Voilà un carnet de voyage original, à la recherche de graines de cabane : la cabane en pain d'épices d'Hansel et Gretel, la cabane dans les arbres, la cabane d'escargot, ou encore la cabane du bout du monde... Poétique! 
Graines de cabanes, de Philippe Lechermeier, Eric Puybaret, 2008, Ed. Gautier-Languereau

Autour de l’art…


Pour observer toutes sortes de formes géométriques dans l’art ; une initiation de très belle qualité. Voir aussi les autres ouvrages de Béatrice Fontanel , dont De toutes les couleurs ! : Les couleurs dans l'art, Premiers pas au Louvre.
De toutes les formes ! : Les formes dans l'art, de Béatrice Fontanel, Héloïse Bertrand, 2013, Ed. Palette


Pour découvrir les œuvres, événements et voyages marquants de la vie de Matisse, de Nice à Tahiti, narrés par le poisson rouge qui observe tout depuis son bocal.
Le poisson rouge de Matisse, de Sandrine Andrews, Julia Chausson, 2012, Ed. Coédition Palette

Pour préparer le printemps…


Deux enfants, entre songe et réalité, découvrent la vie des végétaux dans le jardin de leur grand-père. « Les dernières pages sont consacrées à un inventaire aux dessins agréables et soignés de quelques graines et plantes, à leur cycle végétatif, à leur utilité, à leur fragilité parfois et donc à la nécessité de les protéger. Instructif. » Le dessin est poétique, les couleurs pastelles ajoutent de la douceur à l’ouvrage. Malheureusement épuisé, mais voir en bibliothèque.
Lucie au pays des graines, de Sophie Dressler, 2004, Ed. L'École des Loisirs


La prairie, ce lieu sauvage, où le vent, la pluie, animaux participent à la dispersion des graines. Enfin, elles s’enfuissent sous terre, pour ensuite prospérer. Comme pour le livre précédent, les tonalités pastelles apportent une douceur printanière à l’ouvrage. Le texte est court, accessible aux plus jeunes.
Le jardin sauvage, de Kathryn O Galbraith, Wendy Anderson Halperin (illustration), 2012, Ed. Circonflexe


Jardin d'insectes est un livre-CD qui nous guide dans la découverte d’une vingtaine d’insectes de nos jardins. « Dans les creux, sous les feuilles, entre les cailloux... partout, les insectes s'installent. Comment et où vivent-ils ? »
Jardin d'insectes, de Lolita Pacreau-Godefroy, Emily Nudd-Mitchell, 2010, Ed. Le Sablier Jeunesse


Cet inventaire, qui rappelle les planches d’autrefois ou les leçons de choses, présente quelques 70 spécimens. Un très bon support pédagogique.
Inventaire illustré des insectes, de Virginie Aladjidi, Emmanuelle Tchoukriel (illustration), 2013, Ed. Albin Michel


Conçu sur le même modèle, cet ouvrage couvre 57 arbres et arbustes d'Europe et du monde, classés par type de feuilles.
Inventaire illustré des arbres, de Virginie Aladjidi, Emmanuelle Tchoukriel (illustration), 2012, Ed. Albin Michel


Et pour les contes du soir… Un album qui réunit 10 contes d’Andersen, magnifiquement illustré par Claire Degans, peintre, illustrateur et graveur (L’enfant coquillage), tout en couleurs délicates et en émotions, en paysages contemplatifs et présences oniriques.
http://www.clairedegans.com
Contes d’Andersen, de Andersen, Claire Degans (illustration), 2012, Ed. Grund


Nous lisons également régulièrement quelques magazines, tels que Fanette et Filipin, Wakou, Wapiti, Le Petit Léonard,… Au gré de nos envies.


Nos films coup de cœur du mois 

D’abord trois films, chez Arte Editions :


Un film tout doux pour les petits : « Le premier est couvert de pois, tandis que l autre est parsemé de points. Et ils sont très heureux comme ça. Mais vous n êtes pas au bout de vos surprises car les aventures de Gros-pois et Petit-point riment avec imagination, observation et expérimentation... Un délice pour les plus petits. »
Gros pois et petit point, de Uzi Geffenblad, Lotta Geffenblad, 2012. Arte Editions 


Encore une fois, des animations tendres, délicates, et au rythme lent. « Un programme d'animation en provenance des prestigieux Studios d'Art de Shanghaï : "L'écureuil coiffeur" de Pu Jiaxiang, "Le hérisson et la pastèque" de Wang Borong et Qian Jiaxin, "La boutique des pandas" de Shen Zuwei et Zhou Keqin... »
La Boutique des pandas, de Pu Jiaxiang, Wang Borong, 2010, Arte Editions 


Ce film d’animation suédois narre les naïves aventures du petit cochon Desmond et de ses camarades, qui vivent dans la peur d’être volés par une créature du marais. Un film qui possède le charme nostalgique d’autrefois.
Desmond et la créature du marais, de Magnus Carlsson, 2009, Arte Editions 


Les petites marionnettes de feutrine sont de retour pour une aventure estivale. Les Moomin, qui évoluent dans univers doux et coloré, fait le bonheur des tout-petits depuis une cinquantaine d’années. Si Moomin est très célèbre dans en Finlande, son pays de naissance, il connaît aussi un joli succès mondial, ayant même été une source d’inspiration pour Miyazaki pour Mon voisin Totoro. Ces animations rappellent aussi le travail de Youri Norstein (Le Hérisson dans le brouillard).
Moomin et la folle aventure de l'été, de Maria Lindberg, 2012, KMBO


Première réalisation de Hiroyuki Morita, Le Royaume des chats est un film rafraichissant aux nombreuses péripéties ; quelques scènes fortes ponctuent l’animation (le défilé des chats en pleine nuit, la chute dans les airs de Haru, du Baron et de Muta,…) tandis que des touches d’humour y ajoutent de la légèreté. Dans son ensemble, il s’agit d’une bonne animation, imprégnée de la magie du studio Ghibli. 
Le royaume des chats, de Hiroyuki Morita, 2004, Studio Ghibli




Dans le registre à la fois audio-visuel et musical, nous avons comme le mois dernier suivi les séries de  "L'opéra quelle histoire?!" sur Arte. Après la Flûte enchantée, ce mois-ci, nous avons suivi Carmen de Bizet.


Nous avons aussi visionné quelques documentaires sur la nature : nous avons découvert la chouette harfang et le baobab.

Source

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Et enfin, cet épisode de « C’est pas sorcier », consacré au Louvre, pour accompagner notre visite.


Notre musique coup de cœur du mois :


Avant toute chose, un conte musical d’excellente qualité, Le vent tourbillon : « Conte musical et instrumental de Roger Landy pour enfants à partir de 7 ans, l’histoire du vent tourbillon met en scène les instruments du quintette à vents Taffanel, sur une musique de Claude Bolling. Michaël Lonsdale prête sa voix grave et chaude au narrateur. Le Vent Tourbillon est une histoire ludique qui éveille et sensibilise les enfants à la chaleur et à la palette musicale des instruments à vent (bois). »
Le Vent tourbillon, Claude Bolling, Michael Lonsdale, Anne-Marie David, 2009, Lab. Frémeaux&Associés

Et comme toujours, nous avons régulièrement écouté de la musique classique - La Flûte enchantée, La petite musique de nuit et autres oeuvres de Mozart en particulier, du vieux jazz (Gershwin, Bernstein), et tant d'autres choses... 

Voilà pour le mois de février...  Nous vous disons à bientôt pour de nouvelles découvertes joyeuses!